Coupe Davis : la France prend l'avantage face à l'Australie


Jo-Wilfried Tsonga, victorieux face à Lleyton Hewitt au premier tour de la Coupe Davis, vendredi 31 janvier.


Favoris, les Français ont facilement expédié les deux premiers simples à l'image du Manceau et de Richard Gasquet qui a éteint la fougue du jeune loup Nick Kyrgios, lui aussi en trois manches (7-6 (7/3), 6-2, 6-2). Le double composé de Gaël Monfils et de Julien Benneteau essaiera d'offrir le point de la victoire à la sélection tricolore samedi (14h00) face à la paire Chris Guccione/Lleyton Hewitt.


Les Français se méfiaient beaucoup de Kyrgios, présenté du haut de ses 18 ans comme un futur prodige du circuit ATP, et de Hewitt, ancien numéro 1 mondial, aujourd'hui 41e, qui défie le temps à bientôt 33 ans.


GASQUET SANS TROP FORCER


Contre son jeune adversaire classé 162e, Gasquet, n°1 des Bleus et n°9 au classement ATP, n'a pas tremblé. Accroché dans le premier set, il a su canaliser le service de plomb et le coup droit massue de Kyrgios pour ensuite dérouler son tennis et terminer le match sans trop forcer. Il a fallu deux heures tout rond et un florilège de revers dont le Biterrois a le secret pour plier ce premier duel.


Jo-Wilfried Tsonga a mis encore un peu moins de temps pour se sortir du piège tendu par Hewitt, double vainqueur de la Coupe Davis en 1999, contre la France, et en 2003. Le Manceau a survolé les deux premières manches en faisant parler sa puissance. Ses longs coups droits et sa réussite en première balle (77%) ont fait balbutié le n°1 des Aussies.


Dans le troisième set, le vainqueur de l'US Open (2001) et de Wimbledon (2002) a donné plus de fil à retordre à Tsonga. Mais le Français n°10 mondial s'est montré solide pour conclure et mettre la pression sur le clan australien avant le double, samedi.







from http://ift.tt/1c5K9lY

Coupe Davis : la France prend l'avantage face à l'Australie


Jo-Wilfried Tsonga, victorieux face à Lleyton Hewitt au premier tour de la Coupe Davis, vendredi 31 janvier.


Favoris, les Français ont facilement expédié les deux premiers simples à l'image du Manceau et de Richard Gasquet qui a éteint la fougue du jeune loup Nick Kyrgios, lui aussi en trois manches (7-6 (7/3), 6-2, 6-2). Le double composé de Gaël Monfils et de Julien Benneteau essaiera d'offrir le point de la victoire à la sélection tricolore samedi (14h00) face à la paire Chris Guccione/Lleyton Hewitt.


Les Français se méfiaient beaucoup de Kyrgios, présenté du haut de ses 18 ans comme un futur prodige du circuit ATP, et de Hewitt, ancien numéro 1 mondial, aujourd'hui 41e, qui défie le temps à bientôt 33 ans.


GASQUET SANS TROP FORCER


Contre son jeune adversaire classé 162e, Gasquet, n°1 des Bleus et n°9 au classement ATP, n'a pas tremblé. Accroché dans le premier set, il a su canaliser le service de plomb et le coup droit massue de Kyrgios pour ensuite dérouler son tennis et terminer le match sans trop forcer. Il a fallu deux heures tout rond et un florilège de revers dont le Biterrois a le secret pour plier ce premier duel.


Jo-Wilfried Tsonga a mis encore un peu moins de temps pour se sortir du piège tendu par Hewitt, double vainqueur de la Coupe Davis en 1999, contre la France, et en 2003. Le Manceau a survolé les deux premières manches en faisant parler sa puissance. Ses longs coups droits et sa réussite en première balle (77%) ont fait balbutié le n°1 des Aussies.


Dans le troisième set, le vainqueur de l'US Open (2001) et de Wimbledon (2002) a donné plus de fil à retordre à Tsonga. Mais le Français n°10 mondial s'est montré solide pour conclure et mettre la pression sur le clan australien avant le double, samedi.







from www.lemonde.fr

Coupe Davis : suivez en direct France-Australie





from www.lemonde.fr





























3-2 Jeu blanc pour le Tricolore, avec une belle conclusion sur un coup droit long de ligne qui laisse Hewitt impuissant.
2-2 Hewitt, avec notamment un sublime revers long de ligne à 40-15, est toujours aussi solide.
2-1 Un ace à 30-15 et une mise en jeu remportée plus tranquillement que la première pour le Français.
1-1 Hewitt recolle tout se suite sur un jeu blanc. L'ancien n°1 mondial est bien rentré dans le match.
1-0 Tsonga sauve déjà une balle de break, et remporte un premier jeu compliqué.
0-0 Jo-Wilfried Tsonga, numéro 10 mondial, rencontre Lleyton Hewitt, numéro 41, pour essayer d'apporter un deuxième point dans ce 1er tour de Coupe Davis, à Mouilleron-le-Captif sur terre battue (Vendéspace - indoor).
La partie débutera suite au duel de RIchard Gasquet face au jeune Australien Kyrgios.


« Niveaux élevés de radioactivité » sur un site nucléaire d'Angleterre


Vue aérienne de la centrale nucléaire de Sellafield , en novembre 2009.


Toujours selon la direction du site, situé en Cumbrie, le niveau mesuré est supérieur à la radioactivité normale, mais bien inférieur cependant au seuil à partir duquel des mesures doivent être prises par les employés sur les lieux et en dehors. La centrale de Sellafield, un des plus anciennes du pays, est en activité depuis 68 ans.







from www.lemonde.fr

Le seul appareil photo à être revenu d’un séjour sur la Lune est en vente



Il pèse plusieurs kilos et n’est pas très pratique pour les selfies. Il n’a pas non plus été prévu pour poster ses clichés sur les réseaux sociaux. Et il permet encore moins de les géolocaliser. Et pour cause : ceux-ci devaient être pris sur la Lune.


AFP PHOTO / DIETER NAGL

AFP PHOTO / DIETER NAGL



Des quatorze appareils conçus par la NASA pour être emportés lors des missions Apollo 11 à 17 entre 1969 et 1972, un seul a été ramené sur Terre, écrit l’Agence France-presse. Les treize autres ont été abandonnés sur la Lune pour permettre aux astronautes d’emporter des pierres lunaires, le poids à bord du vaisseau spatial étant très limité. Le dernier appareil photo, qui ne doit probablement son voyage retour qu’à des difficultés à en extraire la pellicule utilisée, est estimé entre 150 000 et 200 000 euros.


L’appareil, conçu par la marque suédoise Hasselblad est doté de caractéristiques très spéciales, selon la NASA : un quadrillage accolé à la pellicule pour mesurer la distance angulaire entre l'appareil et le relief lunaire, un revêtement métallique afin de résister aux fortes variations de températures, un système de dispersion de l’électricité statique, dangereuse pour la pellicule, un objectif de haute qualité conçu par l'opticien allemand Zeiss.


Une petite plaque à l'intérieur contenant le numéro 38, qui apparaît aussi sur les photos de la NASA, prouverait l’authenticité de l'appareil mis en vente. Durant la mission Apollo 15 il avait été utilisé par l’Américain Jim Irwin, qui avait pris deux cent quatre vingt-dix-neuf clichés en trois jours :


NASA

NASA



NASA

NASA



NASA

NASA



NASA

NASA



NASA

NASA



NASA

NASA



L'intégralité des cliché est disponible sur le site de la Nasa.


La vente, organisée par la galerie Westlicht, l’une des plus réputées au monde dans le domaine de la photographie, se tiendra le 22 mars, à Vienne, en Autriche. En 2012, la galerie Westlicht avait déjà vendu aux enchères l’appareil photo le plus cher du monde, un prototype Leica de 1923 pour 2,16 millions d’euros.


Signaler ce contenu comme inapproprié



Cette entrée a été publiée dans Actualité. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. |






from www.lemonde.fr

A few of our favorite things...

http://ift.tt/newsletter14…to do with Favorite Recipes! What are your favorite Recipes on IFTTT?

…to do with Favorite Recipes

IFTTT Recipe: Share your Favorite Recipes on Twitter! IFTTT Recipe: Share and embed your Favorite Recipes on Tumblr!
IFTTT Recipe: Someone ♥︎'d my Recipe? Email me!

These three Recipes were created by Charlie Park,
one of our engineers at IFTTT. Check out Charlie's Favorite Recipes.

New Channels

Welcome GitHub, Gumroad, Netatmo, and Toodledo to IFTTT.
There's a lot more where these came from. We're just warming up!

;)

—The IFTTT Team
 

P.S. Learn how to quickly embed Recipes in your blog.

This newsletter was automatically sent to yangquebec.nouvelles@blogger.com because you signed up for IFTTT with that address. To disable this communication, you can manage your email settings or unsubscribe from the IFTTT Newsletter.
 

IFTTT · 923 Market Street #400 · San Francisco, CA 94103

IBM, Microsoft, HP : « Pourquoi les dinosaures de l’informatique vont disparaître »

Le Monde | 30.01.2014 à 12h41 • Mis à jour le 30.01.2014 à 13h28 | Eric Menguy (Eric Menguy est architecte système en technologies de l'information)



Un ordinateur SMT Goupil G3 de 1983.


Si l’industrie de l’informatique n’a pas encore basculé dans l’histoire ancienne, il est d’ores et déjà permis d’établir un parallèle entre le destin de ceux qui animèrent la première révolution industrielle et celui, probable, des pionniers de l’octet.


Les Hewlett-Packard (HP), IBM et Microsoft, pour ne citer que les trois plus gros, font tous face à un changement d’orientation de leur métier. Si leurs marges progressent, leur chiffre d’affaires stagne et leurs parts de marché sont déclinantes. La raison principale de ce marasme tient à ce qu’ils sont absents des nouveaux marchés. Alors qu’ils les considéraient comme des « niches », ceux-là se sont révélés comme les moteurs de la croissance informatique.


Mais comment expliquer leur absence de marchés que ces grandes entreprises ont contribué à créer ? C’est là tout le paradoxe de la révolution informatique. Ces sociétés créent des outils sans pouvoir contrôler les conséquences de leur utilisation…


L’exemple le plus flagrant est celui d’IBM, qui a créé l’ordinateur individuel, le PC, en 1981. Pour ce grand groupe, il fallait s’adresser au marché professionnel, avec une attention sur la vente de matériel.


Ses stratèges ne verront ni le virage logiciel qu’ils évaluent comme une commodité, ni celui de l’ordinateur familial et de l’industrie du jeu vidéo. Leur manque de clairvoyance continue de coûter cher à IBM du fait des occasions de créer de la valeur qui ont été manquées.


C’est Microsoft qui est devenue la première société éditrice de logiciels au monde grâce à cette erreur, et c’est le groupe chinois Lenovo – il a racheté la division PC d’IBM en 2005 – qui est maintenant le premier constructeur mondial de cette machine.


Mais Microsoft a été touchée par les mêmes symptômes. Persuadée que les trois verrous de l’informatique que sont le système d’exploitation, les suites bureautiques et les ateliers de programmation étaient sous son contrôle, la société n’a pas compris que les vrais enjeux d’Internet étaient ailleurs.


Pas plus qu’IBM ou HP, elle n’a pris la mesure du moteur de recherche, de l’accès aux contenus multimédias, des applications sociales ou de l’informatique dans les nuages (cloud computing). Or, c’est là que vont se créer de nouveaux empires. Google, car cette entreprise est la première à comprendre l’importance de l’exploitation des données qui transitent sur le Net ; Apple, qui renaît de ses cendres en « solutionnant » l’accès légal aux contenus vidéo et audio ; Facebook, qui invente un nouveau modèle social ; Amazon, qui pose les fondements de l’informatique « virtualisée » avec le cloud.


Nos dinosaures sont-ils pour autant sans arme ?


Sur les trois premières innovations, aucune réaction. IBM et HP étaient trop occupés à s’opposer tandis que Microsoft, bafouant les standards, se battait pour imposer Internet Explorer, pensant qu’il était le cœur de la Toile.


TECHNOLOGIES DU PASSÉ


Leur bilan, sur le cloud, n’est guère plus satisfaisant. Quand Amazon a lancé, en 2006, son modèle de services en ligne, il a fait sourire nos trois diplodocus. Quoi ? Un bouquiniste se lance dans l’informatique ? Mais les premiers succès d’Amazon ont vite menacé le marché de la gérance informatique où IBM et HP sont deux acteurs majeurs. Les années ont passé et le « bouquiniste » continue son cavalier seul dans une industrie dont il a redéfini les normes, en dépit d’une forte agitation marketing de ses aînés autour du cloud. Tous trois mettent en avant leurs technologies du passé, là où Amazon a inventé un modèle rapide, économique et simple à mettre en œuvre. Une stratégie du besoin contre des stratégies de produits.


Ces sociétés affichent par ailleurs la même incompréhension face aux révolutions qui se déroulent sous leurs yeux. Et le rythme des bonnes occasions qu’elles ratent ne fait qu’accélérer.


Mais la plus grosse carence dont elles font preuve est l’absence de modèle participatif. Quand IBM a inventé le PC en 1981, elle a entraîné avec elle des centaines de firmes qui innovaient, produisaient et croissaient dans ses pas. Quand Microsoft a proposé les « bibliothèques » DirectX en 1995, l’entreprise s’est assurée, pendant dix ans, le champ de développement de l’industrie du jeu. C’était il y a respectivement trente-trois et dix-huit ans.


Or, avec Android, iTunes, les jeux sociaux, chacun de leurs nouveaux concurrents a permis l’émergence et l’explosion d’autres acteurs. Demandez à Samsung, aux millions de développeurs iOS, à King (éditeur de Candy Crush) ou à Netflix ce qu’ils pensent de leur association avec ces nouveaux géants ?


Les HP, IBM et Microsoft ne sont sans doute pas sans armes, mais ils sont sans vision. Il faudra plus que du marketing pour retrouver une position dominante sur un marché qui se renouvelle sans cesse et de plus en plus vite. Il faudra retrouver le sens de l’innovation et la capacité à emmener dans leur sillon les millions de geeks qui permettront l’émergence des géants de demain. N’en déplaise aux stratèges de nos trois dinosaures, la situation ressemble quand même beaucoup à la fin du moteur à vapeur.







from www.lemonde.fr

Shell annonce une réduction de ses investissements

Le Monde | 30.01.2014 à 12h33 • Mis à jour le 30.01.2014 à 13h03 | Par



Une station Shell à San Francisco, en Californie, en octobre 2013.


Elle a annoncé, jeudi 30 janvier, une chute de 39% de son bénéfice net, à 16,4 milliards de dollars (12 milliards d'euros), en raison de difficultés dans le raffinage, de ruptures de production au Nigeria et de mauvais résultats aux Etats-Unis, où elle a englouti la moitié de ses investissements.


BAISSE DES INVESTISSEMENTS


Pour le seul quatrième trimestre 2013, le bénéfice s'est effondré de 74 %, à 1,8 milliard de dollars. Pour redresser la barre, le successeur de Peter Voser à la tête de la première major pétrolière européenne s'est engagé à céder pour 15 milliards de dollars d'actifs dans les deux prochaines années et à ramener ses investissements de 46 milliards de dollars en 2013 à 37 milliards dès cette année, dont 2 milliards d'acquisitions déjà annoncées.


« Notre rythme a ralenti en 2013. Nous devons améliorer nos résultats financiers, a-t-il souligné. Notre stratégie globale reste solide, mais 2014 sera l'année où nous mettrons l'accent sur l'amélioration de nos retours sur investissement et de la performance en terme de cash flow [flux de trésorerie]. » Un discours que les marchés attendent, alors que la rentabilité du groupe n'a jamais été aussi basse depuis 2009.


Selon les analystes, Shell a deux ans devant lui pour générer les 60 % des 200 milliards de dollars de liquidités qu'il s'est engagé à générer pour 2012-2015, afin de financer ses investissements (130 milliards sur cette période) et de rémunérer ses actionnaires. Il doit redresser un indicateur important dans l'industrie pétrolière, le retour sur capital investi : il était stable (environ 20 %) dans la deuxième moitié des années 2000, il est tombé à 9 %, selon un analyste de Morgan Stanley cité par le Financial Times.


AMÉLIORER L'EFFICACITÉ CAPITALISTIQUE


M. van Beurden a reconnu qu'il allait devoir « faire des choix difficiles au sein du portefeuille mondial afin d'améliorer l'efficacité capitalistique de Shell ». Il n'a d'ailleurs pas attendu la publication de ces comptes pour lancer son programme de cessions.


Depuis un mois, il a annoncé des ventes d'actifs pour un total de 2,1 milliards de dollars dans le gaz naturel liquéfié (GNL) en Australie et un gisement au large des côtes du Brésil. Ce sont des Koweitiens et des Qataris aux «poches profondes» qui les ont rachetés.


Fin 2013, Shell avait déjà renoncé à la construction d'une usine de liquéfaction de gaz aux Etats-Unis d'un coût de 20 milliards. La major pourrait aussi sortir de l'australien Woodside Petroleum, sa part de 23% étant valorisée 7 milliards. Il n'a jamais pu en prendre le contrôle et a déjà vendu une participation en 2010. On lui prête aussi l'intention de se désengager plus fortement du secteur du raffinage.


PROJETS COLOSSAUX


Shell est connu pour ses projets colossaux. Une démesure symbolisée par les 600 000 tonnes et les 468 mètres de long de la plateforme géante off shore de liquéfaction de gaz au large de l'Australie en cours de construction par Samsung Heavy Industries et le français Technip.


Mais la performance opérationnelle de ces projets n'est pas à la hauteur des sommes engagées. Et devant les obstacles réglementaires aux Etats-Unis, il a décidé qu'il ne ferait pas de forages d'exploration en Alaska en 2014.


A l'origine, il devait les commencer en 2010, mais son programme avait été gelé après la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique. Depuis, les mouvements écologistes multiplient les pressions pour empêcher une extension de l'exploitation des hydrocarbures de l'Alaska et de l'Arctique.


DISCIPLINE FINANCIÈRE


Mais ces analystes ne sont pas seulement inquiets sur les performances financières de Shell. Tous les pétroliers sont contraints d'investir toujours plus dans des activités difficiles (sables bitumineux, huiles lourdes, offshore ultra-profond, GNL...) et dans des pays à risque (Nigeria, Libye...), mais pour trouver beaucoup moins de pétrole que dans les décennies 1930-1960, où furent découverts les gisements géants.


Leurs « capex » ont très fortement augmenté depuis le milieu des années 2000. Pour les sociétés côtées (S&P global 1 200), ils sont passés de 130 milliards en 2005 à plus de 450 milliards en 2012. On se félicite aujourd'hui de la découverte d'un gisement de 1 milliard de barils de pétrole... qui ne représentent que douze jours de consommation mondiale !


Certes, depuis quelque temps, les majors privées ont davantage les faveurs des marchés d'actions que les compagnies nationales comme PetroChina, Petrobras, Gazprom ou Rosneft, notent les experts du cabinet américains IHS dans une étude publiée lundi 27 janvier. En 2013, leur valorisation globale a grimpé de 9 % alors que celle des compagnies contrôlées par les Etats, qui ont pourtant un meilleur accès aux ressources pétrolières et gazières, baissait de 15 %. Les marchés se demandent où est la priorité de ces sociétés d'Etat pourtant cotées : les intérêts politiques des gouvernants ou la rémunération des actionnaires ?


Mais face à l'envolée des investissements des majors, les analystes se disent aussi que leurs dirigeants sont allés trop loin dans les investissements. A Shell comme à ExxonMobil, BP, Total, ENI, Statoil ou Chevron, les investisseurs et les marchés réclament désormais davantage de discipline financière. M. van Beurden a reçu le message cinq sur cinq. Total avait déjà annoncé, mi-2013, que ses « capex » (22 milliards dev dollars) en 2013 avait atteint « un pic » et qu'ils seraient inférieurs en 2014. Son PDG, Christophe de Margerie, devrait le confirmer le 12 février, lors de la présentation des comptes 2013.







from www.lemonde.fr

Les députés demandent d'effacer le redressement fiscal de Mediapart


Cette demande a été formulée à l'occasion de l'examen en commission de la proposition de loi baissant à 2,1 % le taux de TVA sur la presse en ligne, selon une source parlementaire.


Ce texte, déposé par le groupe socialiste et adopté à l'unanimité en commission, prévoit une entrée en vigueur rétroactive au 1er février. Le gouvernement a déclaré l'urgence (une seule lecture par chambre) sur cette proposition de loi qui passera en séance le 4 février.


Lire : La TVA pour la presse numérique bientôt alignée sur celle du papier


Le texte met en musique l'annonce faite le 17 janvier par le gouvernement d'aligner le taux de TVA des médias en ligne sur celle des médias imprimés. L'annonce du gouvernement, au risque d'être en infraction avec les règles européennes actuelles, était intervenue alors que plusieurs médias en ligne comme Mediapart, Indigo (éditeur de La Lettre A) et Terra Eco, étaient la cible d'un contrôle fiscal pour s'être auto-appliqué depuis trois ans la TVA à taux réduit (2,1 %), alors qu'ils auraient dû payer le taux normal (de 19,6 % jusqu'au 1er janvier, et de 20 % maintenant).


Lire : Bercy déclenche un contrôle fiscal de Mediapart







from www.lemonde.fr

A Bangui, les derniers combattants de la Séléka évacués


A Bangui, 307 combattants de la Séléka, selon l’opération Sangaris, ont été déplacés, le 28 janvier, du camp Kassaï vers une caserne située à la sortie de la capitale. La veille, leur quartier général, le camp de Roux, avait déjà été évacué par les soldats burundais de la Misca. Cette fois, ce sont les militaires français et rwandais qui sont chargés de les convoyer vers le nouveau site de cantonnement.







from www.lemonde.fr

Mort de la résistante Lucienne Soubbotnik


Née Lucienne Fromageau le 30 juillet 1911 au Havre, son excellent niveau d'anglais lui avait valu d'entrer pendant la seconde guerre mondiale dans la section française du Special Opérations Executive (SOE), le service de renseignements et de sabotages britanniques. Sous-lieutenant, elle était l'une des dernières survivantes françaises du SOE.


Arrêtée le 25 mai 1943 à Paris par la Gestapo, elle avait été déportée en juin 1944 à Ravensbruck, puis à Bergen-Belsen, où elle avait été libérée en avril 1945.


Après la guerre, Lucienne Fromageau avait épousé un soldat de la 2e DB, M. Soubbotnik, et avait fait carrière aux Nations unies comme traductrice. Elle était chevalier de la Légion d'honneur depuis mai 2013, chevalier dans l'ordre du Mérite et titulaire de la médaille de la déportation pour faits de résistance.







from www.lemonde.fr

A Lons-le-Saunier, le tennis est réservé à tous


Le TCBL n’est pas peu fier de sa vice-championne, une des douze adolescents du lycée professionnel Montciel à suivre des cours de tennis auprès d’une professeure diplômée.


Le TCBL n’est pas peu fier de sa vice-championne, une des douze adolescents du lycée professionnel Montciel à suivre des cours de tennis auprès d’une professeure diplômée. Autistes pour la plupart, ils font partie d’une unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS). L’accès à ce sport leur a été ouvert grâce au projet « Echange gagnant », lancé en 2012 par le club lédonien qui accueille aussi douze élèves de l’ULIS du collège Artistide-Briand et six adultes, handicapés physiques, de l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) de Lons-le-Saunier.


LA DÉCOUVERTE DE LA VIE ASSOCIATIVE ET DE L’ESPRIT D’ÉQUIPE


La « ville du sel » abritait autrefois le club des Salines, dont les installations ont été progressivement dégradées par le chlorure de sodium. Le rachat des terrains par Géant Casino fut une aubaine. Le chèque de 450 000 euros a permis de bâtir sur une friche de nouveaux courts municipaux (cinq couverts, douze extérieurs, dont quatre en terre battue et huit en quick) avec la mairie comme maître d’œuvre. Disposant d’un bail emphytéotique, le TCBL a ouvert ses portes en 2007 et compte aujourd’hui près de 600 adhérents – ce qui n’est pas mince pour une commune de 18 000 habitants – grâce à une démocratisation sans limites. La création de sections spécialisées a été inscrite dans les statuts et est bénéfique pour tout le monde. « Quand on a dit qu’on allait baisser le prix des cotisations et faire venir des handicapés, on a entendu : “On n’est plus chez nous” », se souvient un habitué. Pour marquer le changement d’époque, le club s’est doté d’un slogan en forme d’oxymore : « Le tennis, un sport réservé à tous ».


« Pour être franche, je trouvais que ce sport était peut-être trop difficile pour des autistes car il se pratique avec un partenaire, avoue Marie-Claire Derungs, retraitée et bénévole chargée d’« Echange gagnant ». Au début, ils rasaient les murs. Aujourd’hui, après la séance, ils discutent. Le tennis représente un bon équilibre car c’est un sport individuel qui socialise. Pour eux, un sport collectif me paraît quasiment impossible. A part le foot, je n’en vois pas. »


VALORISER LES QUALITÉS DE CHACUN


Outre la coordination des déplacements et des gestes, le maniement de la raquette permet de fixer comme objectifs la découverte de la vie associative et celle de l’esprit d’équipe. « C’est une activité qui les rapproche, développe d’autres compétences et leur offre un moyen de se rattraper, relève Florence Richaudeau, éducatrice accompagnatrice. Sur un court, Eva est précise dans ses gestes, alors qu’en cours de cuisine elle cassera une douzaine d’œufs avant de séparer le blanc du jaune. »


Dans cet apprentissage, la compétition apparaît comme un défi supérieur et utile pour « se confronter à quelqu’un d’autre et surmonter sa peur », note Marie-Claire Derungs. « Il leur faut gérer le risque de perdre et accepter un arbitre, ce qui n’est pas toujours évident. L’un d’eux a failli casser sa raquette sur la tête de Muriel, qui arbitrait, car il estimait que sa balle était bonne. » Muriel, c’est Muriel Pouget, l’enseignante responsable du dispositif ULIS au lycée Montciel. « Quand on a été longtemps frustré de ne pas faire beaucoup de choses, on montre beaucoup plus d’envie, constate-elle. Au début, je jouais et je gagnais à peu près contre tous. Je n’ai pas progressé, eux si. »


Il faut savoir composer avec la personnalité de chacun. Mathias, autiste Asperger (le syndrome présenté dans le film Rain Man), peut piquer une crise pour deux minutes de retard par rapport à l’horaire annoncé. Eva renverra docilement la balle en direction d’une adversaire si celle-ci le lui demande. Trois catégories sont définies selon les niveaux : D1 (un rebond accepté), D2 (deux), D3 (deux, avec une balle semi-dure). Evoluant en D1, Eva a une fois été versée par erreur en D2. Le blocage a été insurmontable.


« Nous avons en D3 des personnes dont je n’aurais jamais imaginé une seconde qu’elles pourraient jouer au tennis, se réjouit Muriel Pouget. Ce sport parvient à favoriser leur insertion sociale et professionnelle, en valorisant les qualités de chacun. Celles d’Eva est d’être souriante, toujours contente. » Une aptitude étonnante, aussi rare qu’exceptionnelle dans l’actuelle société française.



Cette initiative concourt au prix « Le Monde » - Fais-nous rêver, qui vise à récompenser un projet d'éducation par le sport. Pour en savoir plus : Apels.org.






from http://ift.tt/1c5K9lY

Jamais Renault-Nissan n'a vendu autant de voitures qu'en 2013



  • Dans le détail Renault a fait état de ventes de 2,63 millions de véhicules de ses marques Renault, Dacia et Renault Samsung Motors confondues.



  • Le russe Avtovaz, constructeur des Lada en cours d'absorption par Renault-Nissan, a dit en avoir écoulé quelque 535 000 l'année dernière.


L'alliance franco-japonaise en a donc vendu au total très précisément 8,27 millions, en additionnant les ventes de ses trois composantes. Ce nouveau record arrive alors que les deux groupes ont annoncé une coopération renforcée, notamment en nommant des directeurs communs pour la récherche et développement et les activités de production.


Regarder notre infographie Industrie automobile : qui est allié à qui ?


Les constructeurs multiplient les coopérations, y compris entre rivaux directs.







from www.lemonde.fr

Les armes les plus folles saisies dans les transports américains en 2013



1 813 armes à feu, dont 81 % chargées, des mines, des vestes d’attentat-suicide bourrées d’explosif, un bazooka, des centaines de grenades, des shurikens, mais aussi des cannes-épées, des tubes de rouge à lèvres-gaz lacrymogène, ou encore des téléphones portables-pistolets à impulsion électrique. On en passe, tant la liste est longue.


Elle correspond aux découvertes faites en 2013 par l’Agence nationale américaine de sécurité dans les transports (TSA). Chaque jour, environ deux millions de passagers croisent ses agents de sécurité dans les aéroports américains. En 2013, un total de 638 705 790 personnes y ont été contrôlées. Et pour la première fois cette année, un employé de la TSA a été tué en effectuant son service.


Sur son blog, la TSA vient de publier des images des saisies effectuées lors de ces contrôles. En moyenne, cinq armes à feu par jour sont interceptées. 205 aéroports ont été touchés, celui d’Atlanta en tête avec 111 armes, soit une tous les trois jours environ.


TSA

armes à feu - TSA



Mais les pistolets ne sont pas les seuls curieux contrevenants à se glisser dans les bagages des voyageurs.


Voici un florilège des trouvailles les plus inattendues :


TSA

Grenades - TSA



TSA

Veste piégée - TSA



Roquette - TSA

Roquette - TSA



Shurikens - TSA

Shurikens - TSA



TSA

Armes diverses dont : arc à poulies, pics pour doigts, fusil d'assaut, poing américain électrique, pistolet-horloge - TSA



Un couteau suisse caché dans un disque dur

Couteau suisse caché dans un disque dur - TSA



-


Une masse d'armes - TSA

Masse d'arme - TSA



Signaler ce contenu comme inapproprié



Cette entrée a été publiée dans Actualité. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. |






from www.lemonde.fr

Pourquoi l'AS Monaco doit-il payer pour rester en Ligue 1 ?


25 millions d'euros par an pendant deux ans, c'est donc le prix du ticket d'une participation de l'AS Monaco au championnat de France (lire "L'AS Monaco achète la paix fiscale"). La première question qui vient à l'esprit est "Pourquoi ce club qui évolue dans l'élite professionnelle française depuis plus de soixante ans devrait-il subitement payer un tel péage?" On peut invoquer spontanément le très avantageux régime fiscal monégasque, mais il n'a rien de nouveau.


as-monaco-dessus-de-table


ARMISTICE FISCAL


En réalité et en résumé, il a fallu que trois facteurs majeurs s'ajoutent à cette donne: l'arrivée comme propriétaire du magnat russe Dmitry Rybolovlev, la remontée du club en Ligue 1 et l'imminence d'une imposition plus lourde des clubs français avec la taxe dite à 75%. Il n'en fallait pas plus pour que le péril rouge et blanc pousse le football français à sonner le tocsin, puis à s'engager de manière désordonnée à la fois dans le conflit et la négociation. Le feuilleton a connu plusieurs épisodes, dont celui de la révélation d'une offre de la Fédération, portée par son président Noël Le Graët et bruyamment refusée par le milliardaire. Il lui était demandé de verser 200 millions d'euros sur six ans au titre de compensation (lire "L'AS Monaco bloquée à la frontière fiscale"). La Ligue a ensuite changé son règlement pour obliger les clubs à localiser leur siège social en France avant juin 2014, ce qui aurait contraint l'ASM à intégrer notre giron fiscal.


Dans l'attente d'une décision du Conseil d'État sur le fond de cette affaire, les protagonistes avaient de bonnes raisons de parvenir à un compromis, et donc de revenir à l'option d'une compensation. Du moins sur le plan de leurs intérêts partagés – qui incluent l'arrêt de la bataille juridique et des risques d'image pour les deux parties –, car sur celui des principes, cet arrangement a de quoi laisser perplexe.


Le député socialiste Régis Juanico, rapporteur du budget des sports à l'Assemblée nationale, estimait en septembre à 70 millions d'euros annuels l'avantage fiscal et social du club monégasque: on est donc loin du compte. Partie pour combattre au nom de l'équité devant l'impôt, la Ligue a signé l'armistice en acceptant un dessus-de-table d'une nature assez particulière. La somme versée est censée compenser ce que l'ASM ne paie pas en contributions fiscales, mais elle contourne le fisc pour filer dans la poche de la LFP qui la redistribuera comme bon lui semble.


TOUT S'ARRANGE


L'autre enseignement de la conclusion de cette affaire réside dans le fait que cette compensation consiste à acheter un passe-droit, puisqu'elle permet à l'AS Monaco de s'affranchir d'un règlement de la Ligue... Celle-ci retirera-t-elle, avec le même opportunisme, une disposition prise expressément pour faire pression sur les dirigeants monégasques? Car en attendant, les règles édictées par la LFP le sont sous l'égide d'une délégation de la part de la puissance publique. Dès lors, comment interpréter l'achat d'une telle dérogation, qui laisse en imaginer d'autres? En forçant le trait, on pourrait dire comme l'avocat Thierry-Pierre Berthelot que "Rien n'empêchera demain un club relégué d'acheter son maintien puisque le règlement de la Ligue peut être violé en payant" (Twitter). On laissera les juristes débrouiller la question.


Les instances du football confirment en tout cas une conception à la bonne franquette de leur gouvernance. Avec l'aval des autorités puisque la ministre des Sport Valérie Fourneyron ne s'est pas montrée plus perturbée que ça, se félicitant que "cet accord [réponde] aux attentes du football français et conforte la participation de l’AS Monaco au championnat de Ligue 1".


Sur le fond, cet arrangement montre surtout que le football français s'accorde en définitive très bien de sa nouvelle donne "élitiste", consistant à croire en l'effet bénéfique des "locomotives" en prenant le parti d'un championnat à deux ou trois vitesses (lire "Une Delta Farce pour verrouiller la Ligue 1" et "La Ligue 1 sombre dans la fatalité"). Sans craindre le ridicule, il agite les "menaces de mort" que feraient peser les réformes de la fiscalité, il annonce puis annule une , il menace d'exclure un club sept fois champion de France... Mais à la fin, tout s'arrange. Peu importe le ridicule.


Signaler ce contenu comme inapproprié



Cette entrée a été publiée dans Ligue 1, Politiques, avec comme mot(s)-clef(s) , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. |





from www.lemonde.fr

Le dessus-de-table de l’AS Monaco


25 millions d'euros par an pendant deux ans, c'est donc le prix du ticket d'une participation de l'AS Monaco au championnat de France (lire "L'AS Monaco achète la paix fiscale"). La première question qui vient à l'esprit est "Pourquoi ce club qui évolue dans l'élite professionnelle française depuis plus de soixante ans devrait-il subitement payer un tel péage?" On peut invoquer spontanément le très avantageux régime fiscal monégasque, mais il n'a rien de nouveau.


as-monaco-dessus-de-table


ARMISTICE FISCAL


En réalité et en résumé, il a fallu que trois facteurs majeurs s'ajoutent à cette donne: l'arrivée comme propriétaire du magnat russe Dmitry Rybolovlev, la remontée du club en Ligue 1 et l'imminence d'une imposition plus lourde des clubs français avec la taxe dite à 75%. Il n'en fallait pas plus pour que le péril rouge et blanc pousse le football français à sonner le tocsin, puis à s'engager de manière désordonnée à la fois dans le conflit et la négociation. Le feuilleton a connu plusieurs épisodes, dont celui de la révélation d'une offre de la Fédération, portée par son président Noël Le Graët et bruyamment refusée par le milliardaire. Il lui était demandé de verser 200 millions d'euros sur six ans au titre de compensation (lire "L'AS Monaco bloquée à la frontière fiscale"). La Ligue a ensuite changé son règlement pour obliger les clubs à localiser leur siège social en France avant juin 2014, ce qui aurait contraint l'ASM à intégrer notre giron fiscal.


Dans l'attente d'une décision du Conseil d'État sur le fond de cette affaire, les protagonistes avaient de bonnes raisons de parvenir à un compromis, et donc de revenir à l'option d'une compensation. Du moins sur le plan de leurs intérêts partagés – qui incluent l'arrêt de la bataille juridique et des risques d'image pour les deux parties –, car sur celui des principes, cet arrangement a de quoi laisser perplexe.


Le député socialiste Régis Juanico, rapporteur du budget des sports à l'Assemblée nationale, estimait en septembre à 70 millions d'euros annuels l'avantage fiscal et social du club monégasque: on est donc loin du compte. Partie pour combattre au nom de l'équité devant l'impôt, la Ligue a signé l'armistice en acceptant un dessus-de-table d'une nature assez particulière. La somme versée est censée compenser ce que l'ASM ne paie pas en contributions fiscales, mais elle contourne le fisc pour filer dans la poche de la LFP qui la redistribuera comme bon lui semble.


TOUT S'ARRANGE


L'autre enseignement de la conclusion de cette affaire réside dans le fait que cette compensation consiste à acheter un passe-droit, puisqu'elle permet à l'AS Monaco de s'affranchir d'un règlement de la Ligue... Celle-ci retirera-t-elle, avec le même opportunisme, une disposition prise expressément pour faire pression sur les dirigeants monégasques? Car en attendant, les règles édictées par la LFP le sont sous l'égide d'une délégation de la part de la puissance publique. Dès lors, comment interpréter l'achat d'une telle dérogation, qui laisse en imaginer d'autres? En forçant le trait, on pourrait dire comme l'avocat Thierry-Pierre Berthelot que "Rien n'empêchera demain un club relégué d'acheter son maintien puisque le règlement de la Ligue peut être violé en payant" (Twitter). On laissera les juristes débrouiller la question.


Les instances du football confirment en tout cas une conception à la bonne franquette de leur gouvernance. Avec l'aval des autorités puisque la ministre des Sport Valérie Fourneyron ne s'est pas montrée plus perturbée que ça, se félicitant que "cet accord [réponde] aux attentes du football français et conforte la participation de l’AS Monaco au championnat de Ligue 1".


Sur le fond, cet arrangement montre surtout que le football français s'accorde en définitive très bien de sa nouvelle donne "élitiste", consistant à croire en l'effet bénéfique des "locomotives" en prenant le parti d'un championnat à deux ou trois vitesses (lire "Une Delta Farce pour verrouiller la Ligue 1" et "La Ligue 1 sombre dans la fatalité"). Sans craindre le ridicule, il agite les "menaces de mort" que feraient peser les réformes de la fiscalité, il annonce puis annule une , il menace d'exclure un club sept fois champion de France... Mais à la fin, tout s'arrange. Peu importe le ridicule.


Signaler ce contenu comme inapproprié



Cette entrée a été publiée dans Ligue 1, Politiques, avec comme mot(s)-clef(s) , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. |





from http://ift.tt/1c5K9lY

Les emplois dans la recherche ont diminué en France l'année dernière


Manifestation parisienne des salariés de Sanofi, mercredi 3 octobre 2013, contre les suppressions d'emplois.


Pire, les destructions d'emplois les plus importantes ont eu lieu dans des secteurs que le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, considère comme stratégiques: l'informatique et l'électronique (plus de 500 emplois nets supprimés), et surtout l'industrie pharmaceutique (plus de 1000 emplois).


Alcatel Lucent, qui est le deuxième plus gros dépositaire de brevets en France (872 dépôts en 2012), a ainsi annoncé en 2013 la suppression de plus de 500 emplois en R &D. PSA et Renault, deux autres poids lourds de l'innovation, avec respectivement 1348 et 607 brevets enregistrés en 2012, ont eux aussi annoncé d'importantes réductions d'effectifs. Sanofi, le géant de la pharmacie française, a finalisé, mi-janvier, un plan qui supprimera 170 emplois dans ses centres de R &D en France.


DAVANTAGE DE DEPENSES DANS LA RECHERCHE PUBLIQUE


Trois grandes tendances expliquent le décrochage de ces emplois très qualifiés, malgré les promesses maintes fois réitérées par le gouvernement d'en créer davantage pour relancer la croissance.

D'abord, l'insuffisance globale des investissements en recherche, notamment dans le privé. La France investit des ressources importantes dans la R &D (2,2% de son produit intérieur brut, PIB) en 2012, mais ce chiffre est très loin du score des Etats-Unis (2,7% en 2012), de l'Allemagne (2,9%) ou encore du Japon (3,5%).


Le profil de ses investissements est aussi très différent. Alors que la recherche publique n'a créé que 20% des emplois comptabilisés par Trendeo sur la période 2009-2013, elle représente 36% des dépenses contre 25% aux Etats-Unis ou 22% au Japon. Et, en France, une part significative de cet effort est consacré à la recherche fondamentale, qui capte 20% des budgets, contre seulement 13% aux Etats-Unis et 10% en Chine et 5% au Royaume-Uni. Résultat: «les investissements en R &D en France génèrent relativement peu de résultats en termes de nouveaux produits innovants, de brevets et de croissance», constatent les experts de Booz &Company, dans une étude publiée en octobre2013.


L'exemple de la pharmacie est particulièrement emblématique, selon Jacques Souquet, président et fondateur de Supersonic Imagine, une société spécialisée dans l’échographie. «Il y a encore quelques années, la France était incontournable, mais la pression sur le prix des médicaments, et la hausse des contraintes réglementaires ont rendu ce choix moins évident.« Tous secteurs confondus, la R &D des entreprises en France stagne ainsi à 1,43% du PIB, contre 1,58% pour la moyenne des pays de l'OCDE.


Dernier facteur expliquant l'évolution négative de l'emploi dans la R &D: le déplacement du centre de gravité de l'économie mondiale. «L'ère de l'hégémonie euro-américaine est finie, souligne Vincent Genet, associé chez Alcimed. «On trouve des chercheurs à la pointe de leur discipline en Asie notamment, où les grands groupes n'hésitent plus à ouvrir de grands centres de recherche.» M. Genet cite l'exemple de Singapour devenu en quelques années une plateforme mondiale dans le domaine des sciences de la vie, avec des poids lourds comme le géant de la pharma Novartis ou le leader mondial de l'agroalimentaire Nestlé.







from www.lemonde.fr

Ligue 1 : Monaco met la pression sur Paris


Emmanuel Rivière a inscrit le deuxième but monégasque contre Marseille, dimanche 26 janvier, lors de la 22e journée de Ligue 1.


Lors de la prochaine journée, le PSG recevra Bordeaux et son dauphin Monaco ira à Lorient. Ensuite, les deux géants du championnat s'affronteront à Louis II, le 9 février, pour un choc qui pourrait être décisif si l'écart est toujours aussi mince.


Dimanche, malgré l'absence de Falcao, opéré du genou après sa blessure en Coupe de France face à Chasselay, Monaco a dominé sans aucune frayeur un OM fantomatique en défense et en attaque.


PREMIER BUT POUR GERMAIN


En fin de première période, Germain a ouvert le score et marqué au passage son premier but dans l'élite (41e). L'attaquant, fils d'un ancien joueur de Marseille au tournant des années 1990, a pu s'engouffrer dans les espaces laissés par la défense alignée par José Anigo, une fois de plus prise en défaut. Ce but a des allures de retour dans la lumière pour Valère Germain qui avait grandement participé à la campagne 2012-2013, celle de la remontée en Ligue 1, avant de céder la place à la cohorte de vedettes recrutées en 2013.


Emmanuel Rivière a doublé la mise à la 57e minute et porté son total cette saison à neuf réalisations en Ligue 1, soit autant que Radamel Falcao. Ce résultat permet aux Monégasques de revenir dans la roue du PSG, mais aussi d'éloigner au moins provisoirement la menace que faisait planer Lille, troisième, désormais à sept longueurs. Et avec Rivière et Germain buteurs, avec aussi Martial qui reviendra bientôt de blessure, l'ASM n'est peut-être finalement pas si mal armée pour pallier l'absence de sa star colombienne, qui devrait sortir lundi de l'hôpital.


Le bilan est nettement moins reluisant pour Marseille, qui vient d'être éliminée coup sur coup de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France et pointe à la neuvième place du championnat - avec un match en moins.


Lire : Ligue 1 : Lyon revient fort, Saint-Etienne ralentit







from http://ift.tt/1c5K9lY