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Ces bilans sur le nombre de réfugiés et de morts, livrés par des sources sécuritaires, restent impossibles à vérifier de source indépendante. Si l'armée n'a pas fait état de victimes civiles depuis les bombardements à la fin mai, prémisses de l'offensive, plusieurs déplacés ont confirmé en avoir vues.
L'ARMÉE SOUS-ESTIME L'AMPLEUR DU DÉPLACEMENT
Le chiffre officiel de 200 000 déplacés ne prend en compte que les personnes recensées, très en deçà de la réalité. La plupart des déplacés ont gagné Bannu, la grande ville la plus proche, située dans la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa. Un quart d'entre eux ont rejoint l'Afghanistan.
L'opération militaire déclenchée par Islamabad contre les bases des talibans avait signé de la manière la plus officielle l'échec des discussions entre le gouvernement et le Tehrik-e-Taliban Pakistan, laborieusement engagées en février.
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