Le profit net annuel de General Motors a ainsi baissé de 22,4 % à 3,8 milliards de dollars, a annoncé le groupe jeudi 6 février. Le chiffre d'affaires a progressé de 2,03 %, à 155,4 milliards de dollars, alors que les analystes attendaient 155,81 milliards.
Lorsqu'il a annoncé, en décembre, qu'il allait retirer des marchés d'Europe de l'Ouest et de l'Est, à compter de 2016, la marque Chevrolet pour faire place à ses deux autres marques européennes, Opel et Vauxhall, GM avait indiqué que ce retrait aurait un coût.
GUERRE AVEC OPEL
La direction du groupe avait alors évoqué une charge exceptionnelle nette de 700 millions à 1 milliard de dollars, qui devait être ventilée sur le dernier trimestre 2013 et les deux premiers de 2014. Dans le communiqué de résultat, publié jeudi, GM évoque une charge de 700 millions de dollars passée sur le seul dernier trimestre de 2013.
Cette décision avait été vue comme une victoire de Karl-Thomas Neumann, le PDG d'Opel et membre du conseil d'administration de GM, qui, depuis son arrivée, en mars 2013, s'attachait à convaincre sa direction américaine que le positionnement de Chevrolet était devenu trop proche de celui d'Opel, conduisant les deux marques à se livrer une guerre des prix aux conséquences néfastes.
De fait, pour GM, qui est désormais le troisième constructeur mondial, derrière le japonais Toyota et l'allemand Volkswagen, l’Europe est un cauchemar. Depuis le début des années 2000, le groupe y a perdu plus de 18 milliards de dollars (13,2 milliards d’euros), et rien que depuis 2011, pas moins de 2,5 milliards de dollars !
Dans les chiffres publiés jeudi, GM fait apparaître une perte brute d'exploitation pour l'activité GM Europe de 800 millions de dollars sur l'année 2013, contre une perte de 1,9 milliard de dollars en 2012.
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