Pour les trois premières semaines de l'année, le taux de particule fines a ainsi été deux fois plus élevé dans la ville indienne pour atteindre un niveau 12 fois supérieur à la limite d'exposition recommandé par l'Organisation mondiale de la santé. Une information largement relayée par les médias indiens.
Mais ces données sont largement contestées par les autorités. Le ministère des sciences de la Terre assure que les mesures manquent de précision et que le taux de particules fines dans l'air de Delhi n'a jamais dépassé 350 micrograms par mètre cube d'air alors que celui de Pékin a déjà atteint 650 micrograms.
DES DONNÉES OPAQUES
Le Dr Gufran Beig, directeur scientifique du centre indien de recherche et de mesures sur la qualité de l'air, cité par la BBC, assure lui aussi que les données sont fausses affirmant que celui-ci ne dépassait pas 210 micrograms.
Selon le quotidien, les experts savent depuis longtemps que l'Inde est plus touchée par la pollution que la Chine, mais note-t-il, les données du pays seraient plus opaques que celles de Pékin sur le sujet.
Au-delà de cette querelle de chiffres, le New York Times dresse un tableau accablant de la pollution dans la capitale indienne. Il rappelle ainsi que l'Inde a par exemple le taux de mortalité le plus élevé du monde dû au maladies respiratoires.
Lire : L'Inde détient le record mondial de décès liés aux maladies respiratoires (abonnés)
Plus inquiétant, la situation se détériore très vite. Le taux de particules fines dans l'air de Delhi a considérablement augmenté par rapport à l'année dernière. Notamment en raison de l'augmentation exponentielle du parc automobile.
from www.lemonde.fr