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A ce stade, Bart De Wever n'est pas chargé de former de gouvernement fédéral, mais d'évaluer les contours d'une éventuelle coalition autour de son parti, qui compte 33 des 150 élus à la chambre basse du Parlement fédéral.
541 JOURS SANS GOUVERNEMENT APRÈS LES LÉGISLATIVES DE 2010
La NVA, avec 32,6 % des suffrages en Flandre, est le grand vainqueur des élections organisées parallèlement aux élections européennes, dimanche. Déjà premier parti de Belgique après les précédentes élections, en 2010, la formation avait exigé que les régions belges disposent de pouvoirs accrus, ce qui avait provoqué un blocage des institutions fédérales. La Belgique avait été privée de gouvernement pendant 541 jours. Au final, la NVA était restée dans l'opposition.
DIFFICILES NÉGOCIATIONS AVEC LES FRANCOPHONES
La formation de De Wever va devoir trouver au moins deux partis de Wallonie, la région francophone du sud de la Belgique, si elle veut tenter de former un gouvernement fédéral. Une alliance avec les socialistes francophones du premier ministre sortant, Elio Di Rupo, semble difficilement envisageable, tant est grand le fossé entre le programme néo-libéral de la NVA et celui, social-démocrate, du PS, qui a remporté les élections côté francophone.
D'autres partis francophones, comme le Mouvement réformateur (MR, libéral) du ministre des affaires étrangères, Didier Reynders, ou le parti centriste CDH de la ministre de l'intérieur, Joëlle Milquet, pourraient rejoindre une coalition dirigée par Bart De Wever. Mais ils n'ont pas caché pendant la campagne leur réticence à pactiser avec le leader nationaliste dont le programme prévoit à terme l'éclatement du royaume.
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