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La fusée s'est élancée peu après midi heure locale (5 heures en France) de la base méridionale de Tanegashima, et le satellite s'est séparé comme prévu une quinzaine de minutes plus tard, selon les commentateurs de l'agence.
Portant l'acronyme Alos-2 (et le surnom Daichi-2 en japonais), le satellite transporté doit rejoindre une orbite non-géostationnaire à 628 kilomètres d'altitude. Alos-2 viendra prendre le relais d'un engin du même type, Alos, qui avait été lancé il y a huit ans et a terminé sa mission en mai 2011, deux mois après le terrible tremblement de terre suivi d'un gigantesque tsunami qui a dévasté le nord-est du Japon.
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UN PAYS PRÉOCCUPÉ PAR LES CATASTROPHES
Outre l'observation des catastrophes, Alos-2 permettra de surveiller les terres cultivées, de mettre à jour des cartes de terrains et infrastructures, et bien d'autres choses encore. Alos-2 embarque plusieurs instruments de mesure de nouvelle génération, dont le PALSAR-2, un radar développé avec l'aide du gouvernement pour scruter les variations géologiques et topographiques de la surface du globe, avec une résolution de 3 à 10 mètres. Il est capable de travailler de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques.
Le Japon est un pays très préoccupé par les catastrophes naturelles, puisqu'il est balayé chaque année par une bonne dizaine de typhons, est menacé par des volcans, subit des tornades et chutes de neige monstrueuses et enregistre un cinquième des séismes les plus violents recensés sur Terre.
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