L'Assemblée nationale tunisienne adopte la loi électorale


Le nouveau premier ministre Mehdi Jomaa mercredi 18 décembre 2013 à Tunis.


La loi organique dans son ensemble a été adoptée par 132 voix pour, 11 contre et 9 abstentions, sur les 217 députés que compte l'Assemblée.


Le débat sur ce texte avait débuté le 18 avril et a été marqué par des séances houleuses, les députés se disputant ou s'invectivant sur différents sujets de contentieux comme l'interdiction pour des cadres du régime de Ben Ali de se présenter aux élections, une proposition finalement rejetée à une voix près mercredi soir.


L'un des derniers articles adoptés instaure l'obligation pour les partis de présenter des listes paritaires homme-femme aux législatives. Une proposition d'imposer un quota de femmes têtes de liste a elle été rejetée.


Lire : Libertés, droits des femmes : les avancées de la Constitution tunisienne


CRISES POLITIQUES


La Tunisie a traversé une année 2013 marquée par les crises politiques dues notamment à l'essor d'une mouvance djihadiste, accusée des assassinats de deux opposants aux islamistes d'Ennahda, majoritaires à l'Assemblée.


Au début de 2014, et après l'adoption d'une nouvelle Constitution, Ennahda a accepté de céder le pouvoir à un gouvernement d'indépendants, qui a pour principale mission de conduire le pays vers des élections avant la fin de l'année.


L'adoption de la loi électorale doit permettre à l'instance chargée de préparer ces scrutins de se mettre au travail. Celle-ci a estimé par le passé qu'il lui faudrait entre six et huit mois pour organiser les législatives et la présidentielle, une fois la législation adoptée.


Lire (édition abonnés) : Paris et Berlin apportent leur soutien à la transition politique en Tunisie







from www.lemonde.fr