Pourquoi avons-nous Instagram plutôt qu’Hyperloop ?


Nous avons de plus en plus de produits prétendument innovants, mais ceux-ci sont en général anecdotiques, ce sont des gadgets. Où sont donc passées les grandes avancées technologiques ? Comme l'a dit Peter Thiel : "On attendait des voitures volantes et à la place on a eu 140 caractères". On a déjà souvent abordé cette question dans nos colonnes. Certains, comme Neal Stephenson, dénoncent une démission des professionnels de l'imaginaire ; d'autres, comme Richard Jones, soulignent que les innovations radicales ne peuvent pas se produire sans les grandes mises de fond d'un complexe militaro-industriel.


Dans son blog, Jerzy Gangi (@jerzygangi), un "serial entrepreneur" connu notamment pour avoir créé un orchestre virtuel, dénonce, lui, un certain nombre de réflexes de la part des investisseurs qui tendent à éliminer les projets par trop innovants. Dans son article "Pourquoi nous avons Instagram et pas Hyperloop" , il n'énonce pas moins de 9 théories sur l'actuelle stagnation de l’innovation.


hyperloop-alpha


Hyperloop, vous avez peut-être déjà entendu parler. Il s'agit d'un projet du célèbre entrepreneur Elon Musk (@elonmusk), connu pour ses incursions dans le domaine de la conquête privée de l'espace avec SpaceX et dans celui des voitures électriques, avec Tesla Motors. Il est connu également pour avoir inspiré Robert Downey Jr. dans son interprétation de Tony Stark, Iron Man. Hyperloop serait un très long tube dans lequel circulent à toute allure des "capsules" avec des passagers, propulsées par champs magnétiques et sur coussin d'air, un peu sur le modèle du pneumatique. Hyperloop pourrait relier San Francisco et Los Angeles en une trentaine de minutes, soit plus rapidement qu'un avion.


Aujourd'hui on parle beaucoup d'Hyperloop, mais pourquoi maintenant ? Parce qu'il s'agit du bébé d'un milliardaire comme Elon Musk qui a déjà fait ses preuves avec d'autres projets mégalomaniaques. C'est là que se trouve le problème, explique Gangi. Depuis quelques années, plusieurs projets de type Hyperloop ont été lancés, dans l'indifférence générale, et n'ont pas réussi à réunir les sommes nécessaires pour passer de l'expérience de pensée au projet industriel viable. C'est un exemple de la manière dont les idées innovantes se retrouvent à la poubelle, du moins jusqu'au jour où quelqu'un de déjà bien installé s'en empare.


Sans énoncer dans le détail les 9 théories émises par Gangi, on peut regrouper celles-ci sous deux grandes catégories : l'une concerne la manière dont l'argent de l'investissement circule, la seconde regroupe les habitudes de pensée et les préjugés purs et simples.


La structure du marché favorise les "stratégies de sortie"


Premier problème, la "stratégie de sortie" des éventuels investisseurs. A quel moment pourront-ils récupérer leur mise ? Selon Gangi, dans le marché contemporain, tout tourne autour de cette "sortie". Il existe en général deux moments privilégiés pour une telle opération : lors d'une fusion-acquisition ou lors de l'introduction en bourse. Selon Gangi, la fusion-acquisition est la méthode grâce à laquelle l'"innovation" fonctionne aujourd'hui. Les grosses sociétés sont très mauvaises en innovation, explique-t-il. En conséquence, leur technique préférée consiste simplement à racheter les entreprises qui ont fait leurs preuves dans ce domaine. Et il est beaucoup plus simple de miser sur une entreprise qui va faire très vite de l'argent et se faire racheter très vite que sur un gros projet qui peut rapporter avec le temps des sommes bien plus importantes, mais qui n'offrira pas de stratégie de rachat, et donc de sortie.


Or, affirme, Gangi, une entreprise créant un système comme l'Hyperloop serait trop grosse pour pouvoir être rachetée. Reste donc l'introduction en bourse, qui serait, toujours selon lui, beaucoup trop risquée. "Il est plus facile de construire l'Hyperloop que réussir une introduction en bourse", ironise l'entrepreneur.


Autre souci, la façon dont le capital-risque fonctionne aujourd'hui. Celui-ci utilise une stratégie de "mitraillette" par opposition à celle du "tireur d'élite". Autrement dit, on préfère tirer de nombreuses balles et rater beaucoup de cibles que viser juste avec un petit nombre de projectiles. Les investisseurs préfèrent ainsi investir 4 000 000 $ sur des centaines de startups à raison de 50 000 $ chacune que distribuer à partir de la même mise de plus grosses sommes à un tout petit nombre de sociétés.


Au fond c'est assez logique : de nombreuses startups, en fait l'écrasante majorité d'entre elles, vont s'effondrer très vite. Mais les gagnantes rapporteront suffisamment d'argent pour éponger les pertes. Or, nous affirme Gangi, cette stratégie date surtout des années 90. Auparavant, les investisseurs étaient beaucoup plus sélectifs. Et, sans dénigrer la stratégie de la "mitraillette", il souligne que la technique du "sniper" fonctionne aussi et de citer des entreprises qui en ont largement profité dans le passé, tels HP, Kentucky Fried Chicken et Hyundai.


Dans le cas d'une société de type Hyperloop, il faudrait un très grand nombre de "business angels" accordant une petite somme de 50 000 $ pour simplement élaborer la démonstration de faisabilité du projet... Résultat : il sera quasiment impossible de ramasser assez d'argent pour lancer un jour ce projet.


Les préjugés des "business angels"


Restent les mauvaises habitudes. Ainsi, le principe de base des investisseurs actuels serait : "Nous ne finançons pas les idées", ce qui élimine très vite bien des projets.


Autre blocage de leur part, la tendance à l'hyperspécialisation. "Nous avons aujourd'hui des investisseurs spécialisés dans les médias sociaux, ou dans le e-commerce". Or, rappelle-t-il "les vrais investisseurs se moquent des industries dans lesquelles ils placent leur argent. Warren Buffet a investi dans les trains, le mobilier, les assurances et une centaine d'autres domaines". Évidemment, un projet comme Hyperloop ne saurait bénéficier des fonds de capital-risqueurs aussi spécialisés. Lorsqu'une idée est véritablement innovante, elle casse les catégories existantes, presque par définition.


Autre obstacle, l'obsession du "produit minimum viable" (MVP). Autrement dit, les investisseurs attendent d'une startup qu'elle mette au point une version simplifiée du produit assez rapidement, afin de tester l'intérêt des clients potentiels. Comme nous le précise la Wikipedia, cette stratégie a été popularisée par un certain Eric Ries pour développer des applications web. Mais le problème, c'est que des compagnies comme Hyperloop ne sont pas des applications web ! Il est impensable de faire une "version test" rapide. On construit leur objet ou on ne le construit pas ! Pour Gangi, une société comme Buffer est un exemple affligeant de la tyrannie du MVP. Le but de cette entreprise est de dispatcher dans le temps les contenus de Twitter, Facebook et autres réseaux sociaux, pour que les interventions de l'utilisateur soient plus régulières. Une structure qui a des clients, dont le produit fonctionne, et qui a toutes les chances de se faire acheter par un gros joueur en peu de temps, mais qui ne propose en fait aucune innovation !


Un autre préjugé des investisseurs de la Silicon Valley consiste à ne pas financer les débutants en entrepreneuriat, ceux qui n'ont pas jusqu'ici créé de sociétés. Un point de vue qui n'est pas justifié, montre Gangi : Amazon et Google ont été créés par de tels "newbies". Le fait qu'Hyperloop attire aujourd'hui l'intérêt des investisseurs, alors que des projets analogues n'avaient rencontré que de l'indifférence, vient du fait qu'il est porté par Elon Musk, un entrepreneur déjà bien connu.


En tout cas, pour Gangi, la conclusion s'impose: "nous devons innover dans l'innovation elle-même. Car les modèles issus de la Silicon Valley ne nous mèneront manifestement plus très loin.


Rémi Sussan


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Ligue 1 : Monaco met la pression sur Lille


Le Monégasque Emmanuel Rivière, samedi 30 novembre, face à Rennes.


En l'absence du buteur colombien Radamel Falcao, blessé, c'est son compatriote James Rodriguez qui s'est illustré avec un splendide coup franc du gauche pour inscrire son premier but en Ligue 1. Puis c'est le jeune Martial -qui aura 18 ans le 5 décembre- qui s'est illustré pour fêter lui aussi, son premier but en L1.


De son côté, le Stade Rennais n'a pas gagné un match en novembre. L'ASM, lui, revient donc provisoirement à 2 points du leader parisien, qui accueille Lyon dimanche soir en clôture de la 15e journée du championnat de France. Le PSG est néanmoins assuré de conserver la tête du classement quoi qu'il arrive.


Lille, 3e provisoire, compte en effet 4 points de retard sur les Parisiens, avant son déplacement chez son voisin du Nord, Valenciennes. Le Losc pourrait retrouver la 2e place en cas de succès.







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Rugby à XIII : l'Australie championne du monde


 L'Australien Cooper Cronk samedi, à Manchester, en finale de la Coupe du monde face aux Blacks.


Les Australiens ont inscrit cinq essais quand leurs adversaires se sont montrés incapables de franchir leur ligne et ont dû se contenter d'une pénalité passée en début de match. Ménagé en demi-finale et donc frais, Billy Slater, auteur de deux essais, a énormément fait souffrir les Kiwis, tandis que l'ouvreur Jonathan Thurston s'est montré impérial en inscrivant 14 points au pied.







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Rugby : le Stade Français renverse Toulon


Jules Plisson après son essai, face à Bryan Habana, samedi 30 novembre.


C'est la première fois cette saison que les champions d'Europe terminent un match sans inscrire le moindre point. Avec ce revers, les Toulonnais cède la première place du championnat à Clermont, qui s'est imposé vendredi à Perpignan (30-23). Ce sont donc les Auvergnats qui sont sacrés champions d'automne à l'issue de cette dernière journée des matches allers.


Pour les Parisiens, cette victoire, la première depuis trois saisons face au RC Toulon, permet au Stade Français de conforter sa place dans le top 6 qualificatif pour les phases finales du championnat de France. Mieux, les Franciliens montent provisoirement à la 3e place du classement (35 points), aux côtés de Toulouse qui joue samedi (20h35) à Grenoble.


ECHÉANCE EUROPÉENNE


Après une première période sans relief de part et d'autre (3-0), le demi-d'ouverture parisien Jules Plisson, excellent samedi, a marqué le premier essai (58e) en s'engouffrant dans un intervalle entre Martin Castrogiovanni et Frédéric Michalak, qui est resté muet sur ce match malgré deux pénalités en sa faveur. Julien Dupuy s'est chargé de transformer, après avoir inscrit trois pénalités (22, 44, 48). Geoffrey Dumayrou a parachevé la victoire du Stade Français avec un second essai en toute fin match (80e), transformé par Morné Steyn, entré en jeu dix minutes auparavant.


Rentré bredouille de son déplacement à Paris au terme d'un match de qualité inégale, le RCT prépare au plus mal une importante échéance de Coupe d'Europe, samedi prochain à Exeter.







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Rugby : le Stade Français renverse Toulon


Jules Plisson après son essai, face à Bryan Habana, samedi 30 novembre.


C'est la première fois cette saison que les champions d'Europe terminent un match sans inscrire le moindre point. Avec ce revers, les Toulonnais cède la première place du championnat à Clermont, qui s'est imposé vendredi à Perpignan (30-23). Ce sont donc les Auvergnats qui sont sacrés champions d'automne à l'issue de cette dernière journée des matches allers.


Pour les Parisiens, cette victoire, la première depuis trois saisons face au RC Toulon, permet au Stade Français de conforter sa place dans le top 6 qualificatif pour les phases finales du championnat de France. Mieux, les Franciliens montent provisoirement à la 3e place du classement (35 points), aux côtés de Toulouse qui joue samedi (20h35) à Grenoble.


ECHÉANCE EUROPÉENNE


Après une première période sans relief de part et d'autre (3-0), le demi-d'ouverture parisien Jules Plisson, excellent samedi, a marqué le premier essai (58e) en s'engouffrant dans un intervalle entre Martin Castrogiovanni et Frédéric Michalak, qui est resté muet sur ce match malgré deux pénalités en sa faveur. Julien Dupuy s'est chargé de transformer, après avoir inscrit trois pénalités (22, 44, 48). Geoffrey Dumayrou a parachevé la victoire du Stade Français avec un second essai en toute fin match (80e), transformé par Morné Steyn, entré en jeu dix minutes auparavant.


Rentré bredouille de son déplacement à Paris au terme d'un match de qualité inégale, le RCT prépare au plus mal une importante échéance de Coupe d'Europe, samedi prochain à Exeter.







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Dray : le film sur la Marche des beurs « est une réécriture de l'histoire »

Le Monde | 30.11.2013 à 14h14 • Mis à jour le 30.11.2013 à 14h24 | Propos recueillis par



Julien Dray, le 23 avril 2012, au QG de campagne de François Hollande.


L'entretien a eu lieu. Mais il a été précédé d'une heure inattendue de critique assassine contre le film La Marche, du réalisateur Nabil Ben Yadir, avec Jamel Debbouze, sorti en salles ce mercredi 26 novembre. Selon M. Dray, le film produit par la société de Luc Besson déforme totalement la réalité historique. Une réalité dont il a absolument tenu à donner sa version au cours d'une longue démonstration.


SOS racisme est une émanation directe de la marche des beurs. Que pensez-vous du film qui vient de sortir sur le sujet, « La Marche »?


Un des financeurs du film est la région Ile-de-France avec son dispositif d'aide au cinéma. C'est un dispositif utile car il aide à faire des films comme celui-ci. En tant que vice-président en charge de la culture, il se trouve que j'ai pu lire en avant-première le scénario. J'ai eu la tentation d'en discuter avec les auteurs, mais ce n'est pas dans mes attributions directes, je me suis donc astreint à respecter la liberté totale de création et d'écriture. Mais maintenant que tout cela est sorti, je me dois de faire quelques rappels historiques.


Premièrement, dans le succès de la Marche, en 1983, deux personnes ont beaucoup comptées : Georgina Dufoix, alors ministre des Affaires Sociales, et Françoise Gaspard, qui avait été maire de Dreux. Ce sont elles qui vont jouer le rôle d'agent mobilisateur et de relais à Paris. Au point que François Mitterrand dira un jour à Georgina Dufoix qu'elle ne peut pas passer tout son temps à cela et qu'elle est aussi ministre de la République. Donc, si le mouvement de la Marche est spontané et généreux, il ne s'est toutefois pas développé sans relais politique.


Deuxièmement, dans le succès de la manifestation, il y a certes une présence des milieux associatifs de banlieue, mais il y a surtout une forte présence de militants de gauche désemparés par les désillusions de l'après 1981 et qui s'inquiètent des premières percées du Front national. Cette présence, cet engagement, ne se fait pas dans une volonté de récupération, elle est d'abord nourrie par la générosité des militants de gauche.


Troisièmement, on ne peut pas dire que la Marche n'a servi à rien. C'est oublier l'obtention de la carte de séjour de 10 ans, la reconnaissance des associations et, qu'on le veuille ou non, une prise de conscience d'une vérité qu'on voulait occulter.


Pourquoi les auteurs du film auraient-ils eu la volonté de réécrire l'histoire ?


Parce que c'est mythologique pour certains. Ils veulent voir dans la Marche un mouvement formidable de terrain dans les quartiers, un mouvement honnête, qui s'appelait le mouvement beur, et la société aurait eu peur de ce mouvement, donc elle aurait inventé et fabriqué tous les complots pour empêcher ce mouvement d'exister. C'est une réécriture de l'histoire. Il y avait un tissu associatif de quartier avec des gens qui s'impliquaient comme il y en a un aujourd'hui, mais personne, à l'époque, ne l'a empêché de travailler.


Par ailleurs, une fois que la marche a été finie, la plupart des organisateurs des Minguettes, le noyau dur, sont repartis, et ont refusé de continuer parce que ils ne voulaient pas être des vedettes, ce qui est tout à fait respectable. Ils ne se voyaient pas comme des militants. Donc ce mouvement apparu en 1983, est alors un peu orphelin d'une continuité. Mais il ne faut pas faire le procès des autres qui ont continué en disant qu'ils ont récupéré le mouvement.


Comment cela s'est-il passé ensuite ?


Les comités de soutien qui s'étaient constitués cherchent à poursuivre le mouvement. Ils essayent de faire une deuxième marche, la marche des mobylettes, à l'été 1984. Eux, par contre, sont plus politisés. Or il se trouve que moi, à l'automne 1983, je participe à des « dimanches noirs », c'est-à-dire des dimanches où se déroulaient des élections municipales partielles dans des villes de gauche qui avaient été invalidées. A chaque fois, le FN est très haut, et le soir il y a des batailles rangées entre les militants FN et les organisations d'extrême gauche. Mais quand je vois ces affrontements, je me dis que la réponse au FN ne peut pas être celle-là et je me dis que la réponse devrait plus être quelque chose qui avait été fait par les anglais dans les années 1977-78 : « rock against racism ». Un truc culturel, générationnel, mélangé, on dirait aujourd'hui métissé.


Ma réflexion de départ, même si elle prend en considération l'existence du mouvement beur dans les quartiers, intègre surtout le fait politique que représente la montée du Front national. Je tâtonne pendant plusieurs mois avec mes copains de l'époque, dont Harlem Désir. Grâce à un ami étudiant, devenu aujourd'hui président de la conférence des universités, j'établis un contact avec Jean-Louis Bianco, (alors secrétaire général de l'Elysée, ndlr) en décembre 1983, et si le contact humain s'avère très sympathique, il restera sans lendemain.


A ce moment-là, l'idée n'est pas de faire une association, mais de monter un grand concert. Ce n'est qu'après les manifestations sur l'école privée de juin 1984 qu'une nouvelle discussion a lieu avec Jean-Louis Bianco à l'Elysée. C'est à cette occasion que nous rencontrons Jacques Pilhan (le conseiller en communication de Mitterrand, ndlr). Et là, comme toutes les aventures politiques, il y a une rencontre humaine, c'est un déclic.


Jacques est séduit par toute une équipe de jeunes motivés par Harlem dont le nom lui parait une marque. Au début, il ne voulait pas croire qu'Harlem Désir s'appelait vraiment Harlem Désir.


Mais l'Elysée voit bien l'intérêt politique de votre action ?


J'ai beaucoup de respect pour Mitterrand, Jean-Louis Bianco et Jacques Pilhan, mais qu'ils aient pensé que cette association, née sans moyen au départ, bien loin de tout ce que j'ai entendu comme bêtise où l'argent coulait à flot, allait devenir un tel mouvement… Ils mériteraient d'être dans le Panthéon des hommes politiques. Au début même, le mouvement ne prenait pas, nous déployions beaucoup d'efforts sans grand résultat. A tel point qu'à Noël 1984, nous étions prêts à arrêter.


Le déclic est venu avec un coup de chance : l'invitation d'Harlem Désir à l'émission « Droit de réponse » de Michel Polak. Et comme souvent dans la vie, une chance suscite une autre chance. Le succès d'Harlem à l'émission va l'amener à rencontrer Marek Halter, Bernard Henry-Levy et Simone Signoret. Peu de temps après, cette dernière est l'invitée de l'émission « sept sur sept », présentée par Anne Sinclair. Or à cette occasion, elle va faire publiquement de SOS racisme son « coup de cœur ». Une prise de position qui conduit la rédaction de « sept sur sept » à faire un reportage sur un de nos comités de soutien dans un lycée de Dijon. Un comité animé alors par un jeune lycéen qui s'appelle Arnaud Montebourg… C'est cette succession de circonstances qui fait que « la main » va devenir un emblème. C'est aussi l'engagement d'artistes, comme Coluche, qui nous aidera à organiser ce formidable concert à la Concorde en 1985.


Je rappelle ensuite que nous ne nous sommes pas contentés de faire des concerts ou d'être à la mode. Il y avait tout le travail des commissions juridiques de SOS Racisme, toute la mobilisation contre la réforme universitaire, contre la terrible mort de Malik Oussekine ou encore contre la première réforme du droit de la nationalité qui veut supprimer le droit du sol. SOS Racisme n'a rien volé à personne, elle n'est pas née d'une conspiration ou d'un cabinet noir. Pour vivre et survivre, cela a été un combat permanent et une débauche d'énergie. Maintenant ce qui est vrai, c'est que nous avions un savoir-faire militant, une bonne formation « d'agitprop » et que nous l'avons mis au service de cette cause. Toute une génération s'est ainsi retrouvée autour de SOS Racisme.


Le PS, à cette époque, ne nous aimait pas beaucoup à cause de vieilles querelles et de suspicions d'anciens trotskystes. Ce n'est que pendant la présidentielle de 1988 que François Mitterrand, qui nous considère comme des enfants terribles, a intégré certains d'entre nous dans sa campagne. Et à sa disparition, certains se sont ingéniés à nous le rappeler.







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Liban : affrontements entre partisans et opposants à Assad


Des militaires libanais évacuent des civils pris dans les tirs de snipers à Tripoli.


Les heurts ont opposé des habitants du quartier sunnite de Bab Al-Tabbaneh, gagnés à la cause des rebelles syriens, et du quartier alaouite de Jabel Mohsen, qui défend le pouvoir de Bachar Al-Assad, membre lui aussi de cette branche de l'islam chiite. La population de Tripoli est composée à 80 % de sunnite et 11 % d'alaouites.


D'après un responsable de la sécurité libanaise, les deux morts de samedi, un adolescent et un trentenaire, étaient originaires de Bab Al-Tabbaneh. Les tensions se sont de nouveau aggravées dans la ville à partir de jeudi, après que des drapeaux syriens ont été hissés à Jabal Mohsen, qui surplombe Bab al-Tebbaneh, où des drapeaux de la rébellion syrienne ont par la suite été hissés.


Ces divisions confessionnelles sont le reflet des tensions croissantes au Liban du fait de la guerre civile en Syrie. En août, l'explosion de deux voitures piégées devant des mosquées sunnites y a fait 42 morts et plusieurs centaines de blessés. Depuis le début de l'année, les affrontements entre partisans de Bab Al-Tabbaneh et Jebel Mohsen ont fait des dizaines de morts.


Les heurts de samedi ont éclaté malgré le déploiement de soldats libanais à la suite d'informations faisant état de la mort de plusieurs Libanais de confession alaouite. L'armée libanaise a de son côté fait état de deux soldats blessés dans ces échanges de tirs, alors que l'armée est déployée dans le secteur pour tenter de séparer les belligérants et d'apaiser les tensions. Lors d'un autre incident, un habitant de Jabal Mohsen a été blessé par des tirs samedi matin alors qu'il passait dans un secteur alaouite de Tripoli.


L'armée a par ailleurs annoncé la mort d'un homme tué dans la nuit de vendredi à samedi au cours de manifestations déclenchées par l'arrestation d'un habitant en lien avec le double attentat suicide ayant touché la banlieue sud de Beyrouth le 19 novembre, qui avait fait 25 morts devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth, avait été revendiqué par un groupe lié à Al-Qaida qui affirmait agir en représailles à l'implication du Hezbollah, parti libanais parrainé par l'Iran, dans les combats contre les rebelles en Syrie.




DÉCOUVERTE DE ROQUETTES


L'armée libanaise a annoncé samedi avoir désamorcé trois roquettes Grad prêtes à être tirées, découvertes à Al-Qaa, une région de l'est du Liban frontalière de la Syrie.


Al-Qaa, limitrophe de la province syrienne de Homs, est située dans une zone frontalière poreuse où de multiples points de passages clandestins servent à des trafics en tout genre et au passage de réfugiés fuyant la guerre en Syrie. Mais ce trafic s'est ralenti récemment avec la reprise par l'armée syrienne des villages proches d'Al-Qaa.


Al-Qaa et Aarsal, un village distant d'une dizaine de kilomètres, sont deux foyers sunnites favorables à la rébellion syrienne dans la région de la Bekaa, un fief du puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, allié du régime de Damas.







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Ligue 1 : Marseille réussit la passe de trois et reste au contact


Le Turc Saber Khalifa et ses coéquipiers après la victoire de l'OM sur Montpellier le 29 novembre à Marseille.


Avec ce succès, les Marseillais, quatrièmes au classement, reviennent à sept longueurs du Paris-Saint-Germain, à trois de Lille et à deux de Monaco, toutes ces équipes comptant toutefois un match en moins.


Face à des Montpelliérains accrocheurs mais qui n'ont pas su convertir leurs occasions, les hommes d'Elie Baup se sont empressés de faire oublier leurs désillusions en Ligue des champions, dont ils étaient éliminés avant même leur défaite 2-0, mardi, face à Arsenal. Ils signent par la même occasion leur troisième victoire de rang en championnat après leurs succès contre Sochaux et à Ajaccio.


BON DÉBUT ET FIN HEUREUSE POUR L'OM


Florian Thauvin, en grand forme ces derniers temps avec les Provençaux mais aussi avec les Espoirs, a ouvert le score pour les locaux sur un second ballon, profitant d'une frappe contrée par la défense de Montpellier (1-0, 36).


Après ce bon début, les Marseillais se sont toutefois relâchés et ont eu à subir quelques alertes devant leurs cages. Montpellier, qui avait perdu son attaquant Djamel Bakar dès la première minute sur blessure, était notamment tout près d'égaliser à la 57e, mais Montano, qui se jetait au second poteau pour reprendre un mini-corner de Cabella, était trop court.


Dans les ultimes instants du match, Saber Khalifa, entré en jeu quelques minutes plus tôt, mettait définitivement les siens à l'abri d'une frappe du droit qui passait entre les jambes d'un défenseur et finissait sa course dans les filets de Jourdren (90).


Samedi, Lille, dauphin du PSG, se déplacera à Valenciennes pour le derby nordiste, alors que Nantes, 5e, ira à Guingamp. Le leader parisien affrontera de son côté Lyon, à domicile dimanche.







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Ligue 1 : Marseille réussit la passe de trois et reste au contact


Le Turc Saber Khalifa et ses coéquipiers après la victoire de l'OM sur Montpellier le 29 novembre à Marseille.


Avec ce succès, les Marseillais, quatrièmes au classement, reviennent à sept longueurs du Paris-Saint-Germain, à trois de Lille et à deux de Monaco, toutes ces équipes comptant toutefois un match en moins.


Face à des Montpelliérains accrocheurs mais qui n'ont pas su convertir leurs occasions, les hommes d'Elie Baup se sont empressés de faire oublier leurs désillusions en Ligue des champions, dont ils étaient éliminés avant même leur défaite 2-0, mardi, face à Arsenal. Ils signent par la même occasion leur troisième victoire de rang en championnat après leurs succès contre Sochaux et à Ajaccio.


BON DÉBUT ET FIN HEUREUSE POUR L'OM


Florian Thauvin, en grand forme ces derniers temps avec les Provençaux mais aussi avec les Espoirs, a ouvert le score pour les locaux sur un second ballon, profitant d'une frappe contrée par la défense de Montpellier (1-0, 36).


Après ce bon début, les Marseillais se sont toutefois relâchés et ont eu à subir quelques alertes devant leurs cages. Montpellier, qui avait perdu son attaquant Djamel Bakar dès la première minute sur blessure, était notamment tout près d'égaliser à la 57e, mais Montano, qui se jetait au second poteau pour reprendre un mini-corner de Cabella, était trop court.


Dans les ultimes instants du match, Saber Khalifa, entré en jeu quelques minutes plus tôt, mettait définitivement les siens à l'abri d'une frappe du droit qui passait entre les jambes d'un défenseur et finissait sa course dans les filets de Jourdren (90).


Samedi, Lille, dauphin du PSG, se déplacera à Valenciennes pour le derby nordiste, alors que Nantes, 5e, ira à Guingamp. Le leader parisien affrontera de son côté Lyon, à domicile dimanche.







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Municipales : Manuel Valls candidat à Evry


Manuel Valls sera troisième sur la liste menée par Francis Chouat, actuel maire socialiste d'Evry.


M. Valls, qui est resté conseiller municipal, ne peut briguer de fonction exécutive locale, en raison du non-cumul des mandats. La liste doit encore être approuvée par les militants, qui s'exprimeront au début de janvier.







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Une lettre des élus de « Libération » à Nicolas Demorand


Après l'entretien accordé au Monde par François Moulias et Nicolas Demorand, respectivement représentant de l'actionnaire Bruno Ledoux et président du directoire de Libération, les représentants des salariés du quotidien adressent une lettre à M. Demorand.


Lettre à Nicolas Demorand,


Selon toi, Libération a voté à près de 90 % ton départ (avec une participation proche de 75 %) parce qu'il y a dans les gènes du journal une « relation très difficile à la hiérarchie et à l'autorité ». Analyse plus confortable qu'une remise en cause. En réalité, la relation des salariés de Libération à leur hiérarchie n'est pas « difficile ». Elle est exigeante et depuis plus de deux ans, cette exigence est déçue. Beaucoup attendent, contrairement à ce que tu laisses entendre, une hiérarchie investie, présente, compétente. Selon toi la défiance a existé d'emblée à ton égard ? Nous te rappelons que ton arrivée a fait l'objet d'un vote positif de la rédaction. Le fait que tu ne viennes pas de la presse écrite présentait un risque, mais aussi des potentialités. Quelques mois plus tard, c'est vrai, le doute a commencé à s'installer. Parce que tu n'endossais pas ton rôle, que tu ne prenais pas le temps de comprendre le fonctionnement du journal, de l'entreprise. Certaines plumes et certains directeurs adjoints de ce journal sont partis à ce moment-là. Le doute s'est progressivement transformé en défiance. Les ventes en kiosque étaient pourtant « exceptionnellement fortes », relèves-tu. C'est vrai, mais elles profitaient alors d'une actualité exceptionnellement dense et d'un changement de formule imaginé avec l'ancienne direction, et tu le sais. Pendant que nous nous réjouissions dans nos pages de ces belles ventes, l'équipe, en interne, te pressait de ne pas perdre de temps, d'enclencher les chantiers pour imaginer la suite, ne pas attendre que les ventes retombent. En vain.


A présent tu évoques « l'inquiétude profonde et radicale d'une rédaction de presse écrite en temps de crise », pour ajouter que ton rôle est de « gérer cette anxiété en préservant la qualité éditoriale ». Nous sommes conscients de la crise structurelle que traverse la presse, et préoccupés par celle que traverse notre journal. Mais nous pensons posséder les atouts, l'énergie, et l'envie de défendre une entreprise à l'histoire particulière. Nous sommes par contre anxieux lorsque notre direction laisse passer en quelques mois un grand nombre de manchettes désastreuses. Puis quand on nous présente, lundi 25 novembre en comité d'entreprise, un plan sans cohérence, sans chiffrage, sans calendrier, et sur certains points non conforme au droit du travail, ce qui est périlleux pour l'entreprise comme pour ses salariés.


Heureusement pour Libération, les salariés de cette entreprise, contrairement à l'image que tu donnes d'eux, sont responsables. Pour mémoire, en 2006-2007, l'équipe avait consenti à d'énormes sacrifices, les effectifs passant de 350 à 200 personnes. Aujourd'hui, les salariés savent qu'il faut trouver un modèle économique viable, cohérent. Ils se sont d'ailleurs largement investis, sans les moyens nécessaires et sans beaucoup d'implication de leur direction, dans les derniers projets rédactionnels proposés. Ils savent que la suite passera forcément par un plan d'économies et par de nécessaires investissements pour accompagner un développement cohérent. Il savent aussi qu'il faut d'urgence sortir de l'impasse, de cette crise aiguë dans laquelle nous nous trouvons depuis quelques jours parce que nous n'avons pas, face à nous, d'interlocuteurs capables de répondre de façon cohérente aux questions de court, de moyen et de long terme qui sont posées. Après deux an et demi de patience puis de défiance, ponctués par cette interview qui montre qu'aucune leçon n'a été tirée, nous savons que cette aventure est impossible ensemble. Ce n'est pas un rejet de ta personne, ni de tes capacités journalistiques. C'est simplement que Libération, particulièrement dans cette période cruciale pour sa survie, a besoin d'une équipe dirigeante à la hauteur. C'est simplement parce qu'« être aimé n'est pas un métier », mais être PDG, si.







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Ligue 1 : Marseille veut revenir sur le trio de tête


Dimitri Payet, buteur contre Ajaccio, est félicité par Mathieu Valbuena, alors que André-Pierre Gignac arrive.


>> Suivre la rencontre en direct à partir de 20 h 30


La victoire est d'autant plus importante que les Phocéens entament ce soir une semaine déterminante, avec un déplacement à Lille mardi, et la réception de Nantes trois jours plus tard. Deux équipes en concurrence avec l'OM dans le haut du classement. « Notre place est dans les trois premiers », affirme Lemina, qui ne doute pas que les olympiens « peuvent arriver sur le podium » à la fin de l'année.


VALBUENA DE RETOUR


Pourtant, cette défaite à Londres pourrait briser la dynamique créée par les Phocéens récemment en Ligue 1. « C'est deux compétitions différentes », répond Baup, qui n'a aucune inquiétude sur les conséquences du revers subi à l'Emirates Stadium. « C'est frustrant et humiliant mais il faut savoir faire la part des choses », ajoute-t-il, lui qui voit dans cette compétition un moyen de progresser. « Ces moments difficiles doivent nous rendre plus affamés », affirme le technicien, qui préfère se concentrer sur la rencontre à venir. « On vient de prendre 7 points en trois matches en championnat, il faut continuer sur cette série pour être proche du podium à la trêve ».


Lire aussi : « Les clubs français doivent avoir leur siège social en France »


Pour cela, il pourra compter sur ses hommes forts, Mathieu Valbuena en tête, qui devraient retrouver des places de titulaire après avoir été économisés en C1. Les Marseillais pourraient qui plus est profiter de la mauvaise forme des Montpelliérains qui occupent actuellement la 16e place au classement, avec seulement 5 points d'avance sur le premier relégable, Valenciennes. Les hommes du président Nicollin restent sur cinq matches sans la moindre victoire (trois matches nuls et deux défaites). Plus globalement, ils ne se sont imposés qu'une fois lors de leurs onze dernières rencontres.


CRAVACHER


La méfiance est néanmoins de mise du côté de la Canebière, car l'OM a déjà mordu la poussière à trois reprises à domicile, notamment contre Reims le mois dernier (2-3). Une performance que les Héraultais pourraient imiter, eux qui se déplacent au Vélodrome avant la réception mercredi de Lorient, concurrent direct pour le maintien. « On s'attend à un match très compliqué » annonce l'entraîneur Jean Fernandez. « Marseille est dans l'obligation de gagner et de faire un résultat pour ne plus perdre de points à domicile ».


Quatorzième équipe du championnat à domicile, les Marseillais devront montrer un tout autre visage que face aux Gunners s'ils veulent poursuivre leur remontée au classement. « Il faut cravacher dur pour prendre un maximum de points », conclut Elie Baup.



La rencontre de la 15e journée de Ligue 1 entre Saint-Etienne et Reims, initalement prévue à 20 heures samedi, a été avancée à 15 heures, en raison du froid et de la neige attendus dans le Forez, a annoncé la LFP vendredi.






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Ligue 1 : Marseille veut revenir sur le trio de tête


Dimitri Payet, buteur contre Ajaccio, est félicité par Mathieu Valbuena, alors que André-Pierre Gignac arrive.


>> Suivre la rencontre en direct à partir de 20 h 30


La victoire est d'autant plus importante que les Phocéens entament ce soir une semaine déterminante, avec un déplacement à Lille mardi, et la réception de Nantes trois jours plus tard. Deux équipes en concurrence avec l'OM dans le haut du classement. « Notre place est dans les trois premiers », affirme Lemina, qui ne doute pas que les olympiens « peuvent arriver sur le podium » à la fin de l'année.


VALBUENA DE RETOUR


Pourtant, cette défaite à Londres pourrait briser la dynamique créée par les Phocéens récemment en Ligue 1. « C'est deux compétitions différentes », répond Baup, qui n'a aucune inquiétude sur les conséquences du revers subi à l'Emirates Stadium. « C'est frustrant et humiliant mais il faut savoir faire la part des choses », ajoute-t-il, lui qui voit dans cette compétition un moyen de progresser. « Ces moments difficiles doivent nous rendre plus affamés », affirme le technicien, qui préfère se concentrer sur la rencontre à venir. « On vient de prendre 7 points en trois matches en championnat, il faut continuer sur cette série pour être proche du podium à la trêve ».


Lire aussi : « Les clubs français doivent avoir leur siège social en France »


Pour cela, il pourra compter sur ses hommes forts, Mathieu Valbuena en tête, qui devraient retrouver des places de titulaire après avoir été économisés en C1. Les Marseillais pourraient qui plus est profiter de la mauvaise forme des Montpelliérains qui occupent actuellement la 16e place au classement, avec seulement 5 points d'avance sur le premier relégable, Valenciennes. Les hommes du président Nicollin restent sur cinq matches sans la moindre victoire (trois matches nuls et deux défaites). Plus globalement, ils ne se sont imposés qu'une fois lors de leurs onze dernières rencontres.


CRAVACHER


La méfiance est néanmoins de mise du côté de la Canebière, car l'OM a déjà mordu la poussière à trois reprises à domicile, notamment contre Reims le mois dernier (2-3). Une performance que les Héraultais pourraient imiter, eux qui se déplacent au Vélodrome avant la réception mercredi de Lorient, concurrent direct pour le maintien. « On s'attend à un match très compliqué » annonce l'entraîneur Jean Fernandez. « Marseille est dans l'obligation de gagner et de faire un résultat pour ne plus perdre de points à domicile ».


Quatorzième équipe du championnat à domicile, les Marseillais devront montrer un tout autre visage que face aux Gunners s'ils veulent poursuivre leur remontée au classement. « Il faut cravacher dur pour prendre un maximum de points », conclut Elie Baup.



La rencontre de la 15e journée de Ligue 1 entre Saint-Etienne et Reims, initalement prévue à 20 heures samedi, a été avancée à 15 heures, en raison du froid et de la neige attendus dans le Forez, a annoncé la LFP vendredi.






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Boxer pour la paix dans une favela brésilienne


Le Complexo da Maré est un ensemble de dix-sept favelas encastrées les unes aux autres, face à l'aéroport international. Quelque 140 000 habitants résident dans cet entrelacs de baraquements hétéroclites et de ruelles où s'affrontent les principaux gangs et groupes de miliciens de la ville. Un cocktail de confrontations au milieu duquel se sont implantés une poignée d'ONG et associations courageuses comme celle de cet ancien champion de boxe universitaire anglais, Luke Dowdney, un jour de l'année 2000.







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Canada : mandat d'arrêt contre un prêtre français pour agressions sexuelles


Eglise de Sainte-Cécile-de-Whitton près de Lac-Megantic au Québec, Canada.


Selon une source d'un réseau de traque de pédophiles, le père Joannis Rivoire serait âgé de plus de 80 ans et serait en France. Il aurait fui le Canada en 1993 avec les premiers témoignages de jeunes agressés. La congrégation des Oblats, qui remonte au XIXe siècle en France, a une longue tradition de missionnaires, plus particulièrement au Québec, ou en Afrique pour les membres belges de cette confrérie.


PROCÈS D'UN PRÊTRE BELGE


Ce mandat d'arrêt est révélé alors que se déroule depuis deux semaines à Iqaluit, la capitale du territoire inuit du Nunavut, le procès d'un autre membre de la congrégation des Oblats, le prêtre d'origine belge Eric Dejaeger. Ce dernier plaide coupable pour neuf chefs d'inculpation.


Ce prêtre était arrivé en mission dans le grand nord canadien dans les années 1970 et aurait fréquenté la même communauté de Rankin Inlet que Joannis Rivoire. Inculpé pour le viol de huit enfants, il avait été condamné en 1990 à cinq ans de prison au Canada. Une fois libéré et face aux plaintes de neuf nouvelles victimes, le prêtre Eric Dejaeger avait fui en Belgique.


Sous le coup d'un avis de recherche d'Interpol depuis 2001, il avait été expulsé de Belgique après avoir perdu automatiquement sa nationalité en prenant la nationalité canadienne.







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Le chômage a reculé en octobre


Surprise. Alors que François Hollande a déclenché la confusion, jeudi 28 novembre au matin, sur son objectif d'inversion de la courbe du chômage en semblant le renvoyer à plus tard, les chiffres publiés jeudi après-midi font état d'une baisse du nombre de chômeurs en octobre. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A), DOM compris, a reculé de 19 900 personnes en octobre, pour s'établir à 3 537 700 personnes (dont 3 275 200 sur la métropole uniquement)


Il s'agit de la première baisse forte de ce chiffre depuis l'élection de François Hollande, en mettant de côté le bug de SFR au mois d'août qui avait fait artificiellement reculer le chômage. En comptant les chômeurs en activité réduite (catégories A, B et C), les chiffres sont toutefois nettement moins positifs. Ces trois catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emploi continue d'augmenter (+ 41 500 personnes, DOM compris). En tout, 5 182 500 personnes sont inscrites dans ces trois catégories à Pôle emploi.


Mais l'objectif de faire baisser le nombre de chômeurs en catégorie A, la plus médiatique, semble bien à portée de main. "L’inversion de la courbe du chômage se dessine", s'est ainsi félicité dans un communiqué Michel Sapin, le ministre du travail et de l'emploi. Des déclarations qui contrastent avec l'étrange valse-hésitation du président de la République jeudi matin lors d'un déplacement à Aubervilliers. "C'est une bataille, elle se fera mois par mois, nous devons y travailler sans cesse, tout le temps nécessaire, ce mois-ci comme les autres mois", avait expliqué le chef de l'Etat sans plus se donner d'échéance, alors qu'il connaissait bien évidemment les chiffres qui ont été publiés à 18 heures.


Face à l'impact qu'ont eu ses propos, repris largement dans tous les médias, il les a corrigés ensuite en déclarant à l'AFP qu'il était "persuadé" que l'inversion aurait lieu d'ici la fin de l'année. "De la bataille pour l'inversion de la courbe du chômage, il faut passer à la bataille pour une baisse continue du nombre de chômeurs et l'intensifier", a-t-il défendu auprès de l'agence de presse. Son entourage a tenté toute la journée de dissiper la confusion déclenchée par les déclarations présidentielles, en défendant que l'objectif d'inversion d'ici fin 2013 restait maintenu. "Il a simplement voulu dire qu'une fois l'inversion acquise, la bataille de l'emploi continue", défend un conseiller.


>> Lire : Hollande louvoie sur sa promesse d'inversion du chômage d'ici la fin 2013


Dans le détail, les chiffres publiés jeudi font état d'un nouveau recul du nombre de jeunes inscrits au chômage. Le déploiement des contrats aidés, et notamment des emplois d'avenir, a permis de faire reculer de plus de 10 000 personnes le nombre de chômeurs de moins de 25 ans inscrits en catégorie A. Dans son ensemble, le nombre de chômeurs en formation, en contrats aidés, ou en contrats de sécurisation professionnelle (contrats signés à la suite de licenciements) atteint en octobre des niveaux records. Mais ceux-ci figurent dans les catégories D et E, moins médiatiques.


>> Lire (en zone abonnés) : Le chômage des jeunes recule grâce aux emplois aidés


En revanche, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans continue lui d'augmenter et affiche un bond de 11,5 % sur un an. Tout comme celui des chômeurs au RSA qui a augmenté de plus de 12 % depuis octobre 2012. Ceci est dû à la hausse continue du nombre de chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d'un an), qui progresse toujours très fortement en octobre (+ 1,4 % sur un mois, plus 14,6 % sur un an).


La baisse du chômage est ainsi surtout due à la diminution des nouvelles inscriptions à Pôle emploi. Les inscriptions à la suite d'une fin de CDD reculent de 5,3 % en un mois, celles pour fin de mission d'intérim de 4,8 %. Des chiffres positifs qui contrastent avec ceux des sorties de liste. Les reprises d'emploi déclarées n'ont progressé que très faiblement en octobre. En revanche, les entrées en stage et surtout les radiations administratives ont fortement progressé. Parallèlement, si le nombre d'offres d'emploi collectées par Pôle emploi progresse de 0,9 % en octobre, il reste parmi les plus faibles depuis 2009.


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Journaliste au Monde depuis 2009, je m'occupe des questions d'emploi et de social au sein du service politique depuis septembre 2011. Auparavant, je travaillais sur les desks du site Internet. Passé du "web" au "bimédia", du HTML au PLFSS, je n'en garde pas moins un attachement pour tout ce qui se rapproche de près ou de loin du journalisme en ligne.







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