Le ministère de l'intérieur s'en est pris lundi 25 novembre aux dirigeants des clubs de foot, qui "doivent montrer l'exemple", estimant que le "football est encore malade de ces pseudosupporteurs" après les incidents survenus dimanche à Nice avant le match Nice-Saint-Etienne.
"Les affrontements au péage de Bollène au printemps dernier, les menaces de mort proférées ces dernières semaines à l'encontre du chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, ou encore les incidents de Nice, montrent bien que le football est encore malade d'une partie de ses pseudosupporteurs", a déclaré le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.
"Il faut que certains dirigeants montrent l'exemple et arrêtent de fustiger en permanence et publiquement l'action du ministère dès que des arrêtés, notamment d'interdiction de déplacement de supporteurs, sont pris. Il faut arrêter de hurler au scandale quand l'Etat fait face à ses responsabilités et prend les mesures préventives qui s'imposent", a encore fait valoir Pierre-Henry Brandet.
"DES ULTRAS LYONNAIS, STÉPHANOIS OU NIÇOIS"
Une source proche du dossier Place Beauvau a par ailleurs déclaré que "certains clubs d[evai]ent enfin prendre leurs responsabilités [et que les] incidents les plus graves impliqu[ai]ent régulièrement des ultras, notamment lyonnais, stéphanois ou niçois. Il y a des responsables de clubs qui ne souhaitent pas faire le ménage dans leur tribune, a estimé cette source. Et ce sont les mêmes qui accusent les pouvoirs publics de ne pas prendre la mesure du problème. Ces dirigeants protègent parfois leurs supporteurs les plus radicaux pourtant bien connus et identifiés".
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