En tout, près de 10 millions d'euros seraient sortis des caisses de l'ex-géant de l'agroalimentaire italien en faveur notamment des joueurs, de 1992 à 2003, pour des faux contrats publicitaires. Ce stratagème aurait permis à Calisto Tanzi, le patron de la Parmalat et du club, de verser des compléments de salaires fictifs à ses stars. Selon l'enquête, "les prestations en réalité n'étaient en aucun cas exécutées et totalement inadéquates avec les compensations payées".
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Le procureur de Parme, Paola Dal Monte, a demandé le renvoi devant la justice de plusieurs de 26 personnes, ex-joueurs, dirigeants et agents, devant la justice, pour "banqueroute frauduleuse involontaire". Parmi les anciennes gloires du club, qui a gagné deux coupes de l'Union européenne des associations de football (1995 et 1999) et une Coupe des coupes (1993), on retrouve Lilian Thuram mais aussi les Argentins Juan Sebastian Veron et Hernan Crespo, le Bulgare Hristo Stoitchkov, la Colombien Faustino Asprilla, le Suédois Thomas Brolin et des Italiens dont Enrico Chiesa et Dino Baggio.
Lorsque l'enquête avait été révélée au public, le 2 mars 2012, Thuram avait trouvé l'affaire "surprenante, surréaliste". "Je n'ai jamais fait de publicité pour Parmalat, et je n'ai jamais signé de contrat publicitaire non plus avec Parmalat. Ce sera facilement vérifiable", avait précisé le joueur Français.
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