Une "provocation", a expliqué le porte-parole du ministère égyptien, pour qui ces propos "constituent une ingérence inacceptable dans les affaires internes de l'Egypte". En contrepartie, la Turquie a promis des mesures de "réciprocité".
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Les relations diplomatiques entre les deux pays s'étaient tendues après la destitution par l'armée du président égyptien Mohamed Morsi, le 3 juillet. M. Erdogan, un islamo-conservateur proche de M. Morsi et des Frères musulmans, avait été le plus vif critique à l'étranger de la répression menée par les nouvelles autorités contre la confrérie. Dès le 15 août, au lendemain de la dispersion dans un bain de sang de rassemblements pro-Morsi au Caire, il avait condamné le "très grave massacre" de manifestants "pacifiques".
Le même jour, les deux pays annonçaient qu'ils rappelaient leurs ambassadeurs respectifs pour des consultations. L'ambassadeur turc était ensuite revenu au Caire début septembre. En revanche, l'ambassadeur égyptien n'est jamais retourné à Ankara.
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