"Au cours des dix dernières années, l'Iran a résisté aux pressions économiques et politiques et aux sanctions destinées à lui faire abandonner ses activités d'enrichissement", a dit le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Arakchi, devant la presse.
"De fait, tout accord qui ne reconnaîtrait pas le droit de l'Iran à enrichir, pratiquement et verbalement, ne serait pas acceptable pour Téhéran", a-t-il dit au quatrième jour des négociations avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne.
M. Arakchi a ajouté que "98 % des progrès" ont été accomplis dans les discussions avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne et qu'il ne demeurait que quelques zones de désaccord.
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"CELA RESTE DES NÉGOCIATIONS TRÈS DIFFICILES"
Après les signes d'ouverture et d'optimisme de vendredi, cette nouvelle déclaration des négociateurs iraniens viennent d'ajouter aux déclarations prudentes des uns et des autres, échaudés par l'échec de la précédente réunion au début du mois.
La présence sur les rives du lac Léman des ministres américain, chinois, russe, français, britannique et allemand – John Kerry, Wang Li, Sergueï Lavrov, Laurent Fabius, William Hague et Guido Westerwelle – semblent montrer que les discussions en sont à un point crucial. William Hague et Guido Westerwelle ont toutefois tenu à mettre en garde contre un excès d'optimisme et ont souligné combien les négociations étaient ardues.
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"Cela reste des négociations très difficiles (...) Nous ne sommes pas forcément là parce que les choses sont terminées. Il y accord sur vraiment beaucoup de choses mais il y a encore d'importantes divergences sur lesquelles nous allons travailler", a dit le secrétaire au Foreign Office.
Son homologue allemand a également été très prudent. "Ce n'est pas fait. Il y a une vraie chance mais il y a encore beaucoup de travail à accomplir", a dit Guido Westerwelle à son arrivée à Genève.
"Nous espérons trouver un accord ce soir, mais si cela n'est pas le cas, il est possible que les négociations se poursuivent également demain", a dit le vice-ministre des affaires étrangères iranien, cité par l'agence Isna.
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