En utilisant la méthode de la régression linéaire, on peut vérifier l'hypothèse selon laquelle la relation qui unit deux variables — ici, le vote et la richesse médiane de la population — est (ou n'est pas) constante. Pour cela, on place sur un plan l'ensemble des communes, en fonction de ces deux critères. A partir du nuage de points ainsi créé, on tracer une droite de tendance. Celle-ci indique la tendance générale du modèle, que l'on peut facilement lire en regardant sa pente.
Une droite parfaitement horizontale signifie une absence de corrélation entre la richesse des communes et le pourcentage obtenu par un parti au premier tour. Une droite penchée d'un côté ou de l'autre signifie qu'une corrélation, même faible, existe entre les deux variables traitées. Si la pente est importante, on peut considérer que la corrélation entre le score aux municipales et la richesse communale est plus forte.
Tendance générale : plus une commune est riche, plus le score des partis de droite au premier tour a été élevé.
Tendance générale : Plus une commune est riche, moins le score des partis de gauche au premier tour a été élevé. On remarque que ce graphique est l’inverse presque exact du graphique précédent représentant les votes pour les partis de droite.
Tendance générale : La richesse d’une commune n’influe en rien sur le score des écologistes au premier tour. La courbe de tendance est horizontale, ce qui signifie que le vote en faveur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) peut être aussi haut dans une commune dont le revenu médian est élevé que dans une commune au revenu médian faible.
Tendance générale : Plus une commune est riche, moins le score des partis de la gauche radicale a été élevé au premier tour.
Tendance générale : Plus une commune est riche, moins le score des partis d’extrême droite a été élevé au premier tour.
Tendance générale : Plus une commune est riche, plus l’abstention a été forte au premier tour.
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