Les hommes de Laurent Travers et Laurent Labit ont patiemment construit leur succès, s'appuyant sur une solide défense avant de creuser l'écart au score par des pénalités et un essai en fin de partie. Clermont, pourtant dominateur sur les phases de conquêtes en mêlée et en touche, n'est jamais parvenu à battre la défense francilienne. Si ils sont désormais contraints de battre Perpignan dans deux semaines pour s'assurer un barrage à domicile, les Auvergnats ne déplorent par contre aucun blessé avant de partir pour Londres disputer leur demi-finale de Coupe d'Europe contre les Saracens samedi prochain.
INDISCIPLINE AUVERGNATE
Les deux équipes ont livré une partie qui a mis longtemps à se décanter. Dès les premiers instants de la partie, le Racing Metro 92 tente d'imposer sa force en s'installant dans le camp clermontois. Mais la grande maladresse de ses attaquants l'empêche de concrétiser sa domination territoriale. Après une pénal-touche conquérante, le trois-quarts centre ciel et blanc Jamie Roberts laisse échapper le ballon à quelques mètres de la ligne d'en-but(7e). L'arrière Hernandez, d'un drop de 40 m, parvient à ouvrir le score en suivant.
Mais Clermont, grâce à une défense solide et une conquête efficace ne se laisse pas détacher au score. Et l'ouvreur néo-zélandais des Auvergnats permet même aux siens de prendre l'avantage (6-3, 19e) avant que son homologue Jonny Sexton ne réplique (6-6, 29e). Les Franciliens virent en tête de trois points à la pause grâce à une pénalité de Machenaud (9-6).
Le demi de mêlée international creuse ensuite l'avance des siens par deux nouvelles pénalités, profitant de l'indiscipline auvergnate. Et malgré les nombreuses offensives initiées par Fritz Lee et Sitiveni Sivivatu, Clermont ne réussira jamais à inscrire le moindre point en seconde période, au contraire du Racing Métro, procédant en contre, puis terminant la rencontre en trombe. Installé dans le camp de Clermont, le Racing, en toute fin de partie scelle définitivement le sort du match grâce à un essai de Juan Imhoff.
PERPIGNAN PREMIER RELÉGABLE
L'ombre de la relégation en Pro D2 plane sur Perpignan après sa défaite (46-31) contre Toulon combinée aux matches nuls entre Oyonnax et Toulouse (19-19) et Grenoble et Bayonne (21-21). Le match de Montjuïc ressemblait bien à la dernière chance de marquer des points pour les Catalans avant un déplacement périlleux dans la forteresse Marcel-Michelin, où Clermont est invaincu depuis 76 matches.
Ils n'en ont pris aucun, dépassés par des Toulonnais auteurs de quatre essais en guise de préparation à leur demi-finale de Coupe d'Europe dimanche prochain contre les Irlandais du Munster. Les Perpignanais, champions de France 2009 et finalistes 2010, se retrouvent premier relégables, à égalité de points avec Bayonne (11e) et Oyonnax (12e) qui le devancent dans leur mini-championnat à trois.
BIARRITZ POUR L'HONNEUR
Les promus oyonnaxiens arriveront, eux, ragaillardis par la frayeur d'avoir échappé à une défaite rédhibitoire à la toute dernière minute sur une pénalité ratée par Lionel Beauxis. Les Bayonnais afficheront, eux, certainement la même détermination qu'à Grenoble où ils sont allés chercher le match nul avec une pénalité à la sirène de Martin Bustos Moyano. Déjà condamné à la Pro D2, Biarritz a défendu son honneur pour son dernier match dans l'élite au stade Aguilera en dominant Brive (19-13).
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