Le monde entre dans l'année 2014


Le passage à 2014 a été fêté par des millions de personnes qui sont descendues dans les rues tout autour de la planète. Les îles Tonga, dans le Pacifique, ont été parmi les premiers pays à entrer dans la nouvelle année, avec une grande cérémonie de prière.







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Une tradition hawaïenne sauvegardée sur un permis de conduire



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Une petite victoire pour un nom qui en dit long. Une femme dont le nom de famille comporte 35 lettres et une apostrophe (une okina hawaïenne) a finalement réussi à obtenir que celui-ci apparaisse en entier sur son permis de conduire. En défendant son cas, Janice Keihanaikukauakahihulihe'ekahaunaele a forcé l'administration hawaïenne à reparamétrer son système informatique. Ainsi, de 35 lettres, nom et prénoms compris, les normes sont passées à 40 lettres pour le nom, plus 40 pour le prénom, ainsi que 35 supplémentaires pour les autres prénoms sur le document officiel.


Cette femme de 54 ans est habituée à défendre son patronyme fréquemment tronqué ou qualifié de "charabia", comme le rapporte The Independent. "Désormais, dans l'Etat d'Hawaï, les personnes avec un nom très long ne sont plus considérées comme des citoyens de seconde zone", s'est-elle félicitée.


Elle avait adopté ce nom lors de son mariage avec un Hawaïen, en 1992. Lorsque son mari est décédé, elle s'est promis de protéger sa mémoire. Lorsque, lors d'un contrôle routier, un policier lui a demandé pourquoi elle n'utilisait pas tout simplement son nom de jeune fille, Worth, elle a expliqué à la BBC avoir été blessée : "Cela fait vingt-deux ans que je vois la culture hawaïenne piétinée."


Mme Keihanaikukauakahihulihe'ekahaunaele rappelle au passage que les noms hawaïens portent à la fois des indices généalogiques et des caractéristiques poétiques. Son nom voudrait ainsi dire, en partie : "Celui qui se lèverait et indiquerait aux autres la direction à prendre pendant le chaos et la confusion, et les aiderait à sortir du désordre."


Les autorités lui avaient promis qu'elle aurait son permis affichant son nom in extenso avant la fin 2013. Une promesse tenue, puisqu'elle l'a reçu le 30 décembre.


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Beyoncé choque avec son sample de la navette Challenger



La diva du R'n'B serait-elle "insensible" ? C'est ce que pensent d'anciens proches des victimes du drame de la navette Challenger, alors que la chanteuse a utilisé le son d'un commentaire de la NASA lors de son explosion pour sa chanson XO, tirée de son nouvel album.


Le sample ouvre la chanson : "Les contrôleurs aériens étudient la situation avec soin. Il y a un visiblement un dysfonctionnement majeur". Ces mots avaient été prononcés par le porte-parole de la NASA aux premières secondes de la tragédie. La chanson XO évoque ensuite une relation amoureuse mouvementée.


La navette avait explosé en janvier 1986 peu après son décollage, tuant ses sept passagers. D'actuels et d'anciens membres de la NASA, ainsi que des familles des victimes ont vivement réagi face au choix de Beyoncé sur ABC News : "Nous sommes déçus (...) L'instant qui est utilisé dans la chanson est chargé d'émotion pour les familles, les collègues et les amis", confie June Scobee Rodgers, la veuve du commandant de la navette, Dick Scobee.


Pour Keith Cowing, un ancien de la NASA, "ce choix d'un son historique et solennel est complètement inapproprié. C'est un peu comme si (...) on insérait les appels au secours pendant l'attaque du World Trade Center pour apporter un peu de sensationnalisme à une chanson pop." Il demande à Beyoncé de retirer la séquence et de présenter des excuses.


La chanteuse a réagi à son tour, lundi 30 décembre, auprès d'ABC News : "Mon cœur va aux familles des victimes du drame de Challenger", a déclaré lBeyoncé, expliquant que le sample a été fait "avec la plus sincère des intentions d'aider ceux qui ont perdu un proche et pour nous rappeler que des drames peuvent survenir à tout instant." Selon elle, "les personnes qui ont composé la chanson [Ryan Tedder et Terius Nash, connus sous le nom de The Dream] ont inclus ce son en hommage au travail altruiste de l'équipe de Challenger avec l'espoir qu'ils ne seront jamais oubliés."


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53 000 policiers et gendarmes mobilisés pour la Saint-Sylvestre


Contrôle de police à Pantin, en avril 2013.


A Paris, 9 000 hommes seront déployés, notamment dans les secteurs des Champs-Elysées (8e arrondissement), du Trocadéro (16e) et du Champ-de-Mars (7e) où des milliers de personnes ont pour coutume de se rassembler pour la nouvelle année. Sur ces secteurs, la vente à emporter de boissons alcoolisées, tout comme la vente et la détention de bouteilles en verre quelle que soit la boisson contenue, seront interdites mardi à partir de 20 heures jusqu'à 6 heures le lendemain.


Dans l'agglomération parisienne, la vente de carburant au détail dans tout récipient transportable, ainsi que le transport de ces produits par des particuliers sont interdits depuis vendredi dernier jusqu'au lundi 6 janvier 8 heures.


Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, fera mercredi 1er janvier le point des incidents de la Saint-Sylvestre, traditionnellement marquée par des incendies volontaires de véhicules. « Les Français ont besoin de toute la transparence, de la vérité sur la réalité des chiffres de la délinquance », a-t-il dit sur RTL.


Lire : Le phénomène des voitures brûlées au Nouvel An a régressé







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2013 en images


Le 20 janvier, un légionnaire français en mission à Niono, au Mali, créé l'indignation en se laissant photographier masqué d'un foulard orné d'une tête de mort.







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En Australie, les requins tweetent



Les garde-côtes et les sauveteurs australiens, qui surveillent les requins, potentiellement dangereux, ont développé une nouvelle méthode pour prévenir les baigneurs et les surfeurs de la proximité des squales : ils font tweeter ces derniers... à leur insu.


Pour cela, ils ont traqué et brièvement immobilisé quelque 320 requins, le temps de les équiper d'un émetteur. Ils ont, en parallèle, installé des balises dans les zones de baignade. Lorsqu'un requin équipé d'un émetteur s'approche de l'une d'elles, il est détecté. Et l'alerte se fait presque en temps réel : un tweet est immédiatement publié sur le compte Twitter de la Surf Life Saving Western Australia (@SLSWA).


L'espèce et la taille du requin sont ainsi précisées avec l'heure et la zone de son passage :


Ce qui n'empêche pas les sauveteurs de tweeter d'autres repérages, avec parfois, des photos prises de leur hélicoptère :


La côte ouest de l'Australie est l'endroit qui a connu le plus d'attaques mortelles ces dix dernières années, avec la mort de onze baigneurs, dont le surfeur Chris Boyd en novembre. Et le sort des requins est devenu un large sujet de controverse dans le pays, où des méthodes beaucoup plus radicales sont aussi pratiquées par les autorités locales, avec des pièges à requins et des mises à mort systématiques des plus gros spécimens se rapprochant trop du rivage, comme le rapporte le Guardian.


Comme le rappelle Sky News, les chances d'attaque sont minimes, mais chacune d'elles est désastreuse pour l'économie locale et le tourisme. La méthode Twitter, par ailleurs plus rapide et efficace que les traditionnelles annonces par les radios ou journaux locaux, a donc aussi le mérite de calmer les tensions entre les protecteurs de l'environnement et les pêcheurs.


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Deux hommes tués à la kalachnikov à Marseille


Les deux hommes, touchés à la tête, ont été retrouvés morts dans leur voiture, une Golf immatriculée à Marseille, cagoulés et armés, selon plusieurs sources. De nombreux étuis étaient disséminés au sol. Appelés sur les lieux, les marins-pompiers n'ont pu que constater leur décès.


19E MORT EN 2013 DANS UN RÈGLEMENT DE COMPTES À MARSEILLE


Les victimes n'avaient pu être identifiées à ce stade et les auditions de témoins étaient en cours, a précisé à l'agence AFP le directeur interrégional de la PJ, Christian Sainte, sur place aux côtés du préfet de police Jean-Paul Bonnetain et d'un représentant du parquet. L'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille, déjà en charge de plusieurs dossiers de ce type.


Il s'agit du 19e mort dans un règlement de comptes à Marseille et dans sa région en 2013. Le dernier homicide de ce type remonte au 11 novembre, quand un homme de 24 ans avait été tué à l'arrière d'un taxi d'une rafale de kalachnikov dans le 13e arrondissement également. La veille, un homme d'une trentaine d'années avait trouvé la mort dans un guet-apens, dans le 15e arrondissement de la ville, atteint de plusieurs balles alors qu'il se trouvait au volant de son véhicule.


Voir notre infographie : A Marseille, la vague des règlements de comptes







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BOURDE – Quand Bourdin se fait rembarrer par sa femme à l’antenne


(capture d'écran RMC)

(Capture d'écran RMC)



Lundi matin, le présentateur de RMC Jean-Jacques Bourdin revenait dans son émission "Bourdin & Co" sur les attentats de dimanche et du matin même à Volgograd (ex-Stalingrad), perpétrés à presqu'un mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Sotchi, et qui ont coûté la vie à une trentaine de personnes.


Pour analyser la situation, le journaliste a contacté en direct une spécialiste de la Russie, la grande reporter Anne Nivat… qui se trouve être son épouse. Point sur lequel il a été tout de suite très transparent : "Je tutoie, parce qu'Anne Nivat, c'est ma femme, il faut le savoir", comme le rapporte le site du Midi libre.


Tout en la questionnant, il annonce : "On a retrouvé, apparemment décapitée, la tête de la kamikaze" responsable du premier attentat. Il se fait alors recadrer par la journaliste : "Enfin, la kamikaze, ça c'est toi qui le dis, parce que personne n'en sait rien ! Là, tu répètes la dépêche AFP qui, elle, répète la propagande du gouvernement russe !, lance Anne Nivat à son mari. Nous n'avons pas pour le moment d'autre information que celle-là (…) On n'en sait rien ! Il y aurait également un homme, qui aurait été son complice (...) Ce qui est important, ce n'est pas de savoir si c'est une femme, un homme, etc., c'est le fait que ces attentats abominables soient possibles aujourd'hui en Russie, une Russie qui est prétendument contrôlée (...) par un homme qui est Vladimir Poutine. Donc ça, c'est un affront direct, total, envers le président Poutine qui, j'en suis sûre, va réagir de façon extrêmement violente."


Une remontrance que le pugnace Jean-Jacques Bourdin a simplement accueillie d'un "Ah bon, ben d'accord…".


Lorsqu'il relance la discussion : "Tout le monde a dit : 'On ne parlait plus du Caucase, en disant 'c'est réglé', mais rien n'est réglé dans le Caucase...", elle ne ménage pas, cette fois encore, son interlocuteur de mari : "Non, mais on ne parlait plus du Caucase parce que les médias ont choisi de parler d'autre chose, par exemple de Dieudonné ce matin, puisque j'ai entendu l'antenne ! (...) Ça n'est pas parce qu'on ne parlait plus du Caucase, que dans le Caucase, tout était réglé. Ça, c'était effectivement de la propagande qui vient du gouvernement russe pour faire croire que tout est réglé."


L'intervieweur aguerri n'en prendra absolument pas ombrage : "Merci Anne Nivat, merci à toi."


Ecouter la séquence à partir de 31' :


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Un panier de basket très bien garni (de 100 000 euros)



Un jeune homme a presque éclipsé la victoire des basketteurs français (130 à 117) dimanche soir lors du All Star Game, organisé par la Ligue nationale de basket au Palais omnisports de Bercy, à Paris.


Comme chaque année depuis douze ans pendant le match de gala entre les meilleurs joueurs de Pro A et une sélection étrangère, un spectateur tiré au sort était invité à tenter un tir depuis le milieu de terrain. Un exploit à 100 000 euros jamais réussi avant ce shoot parfait, réalisé presque sans élan :


L'heureux tireur, Thomas Berau, 27 ans, est, selon Le Parisien , un joueur amateur du club de Morigny-Etrechy, dans l'Essonne, où il évolue comme pivot.


Le jeune homme, qui serait actuellement au chômage, selon L'Equipe, a du mal à s'en remettre : gagner 100 000 euros pour un shoot, "c'est... irréel !" :


Dans un Bercy comble, les joueurs Français eux-mêmes, qui venaient de reprendre la main face à une équipe exclusivement composée de joueurs américains avant cette pause suivant le troisième quart-temps, se sont précipités sur le gagnant pour fêter sa victoire. Ils ont ensuite pu savourer la leur, sous forme de revanche, alors qu'ils s'étaient inclinés l'an dernier.


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Un panier de basket très bien garni (de 100 000 euros)



Un jeune homme a presque éclipsé la victoire des basketteurs français (130 à 117) dimanche soir lors du All Star Game, organisé par la Ligue nationale de basket au Palais omnisports de Bercy, à Paris.


Comme chaque année depuis douze ans pendant le match de gala entre les meilleurs joueurs de Pro A et une sélection étrangère, un spectateur tiré au sort était invité à tenter un tir depuis le milieu de terrain. Un exploit à 100 000 euros jamais réussi avant ce shoot parfait, réalisé presque sans élan :


L'heureux tireur, Thomas Berau, 27 ans, est, selon Le Parisien , un joueur amateur du club de Morigny-Etrechy, dans l'Essonne, où il évolue comme pivot.


Le jeune homme, qui serait actuellement au chômage, selon L'Equipe, a du mal à s'en remettre : gagner 100 000 euros pour un shoot, "c'est... irréel !" :


Dans un Bercy comble, les joueurs Français eux-mêmes, qui venaient de reprendre la main face à une équipe exclusivement composée de joueurs américains avant cette pause suivant le troisième quart-temps, se sont précipités sur le gagnant pour fêter sa victoire. Ils ont ensuite pu savourer la leur, sous forme de revanche, alors qu'ils s'étaient inclinés l'an dernier.


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Grèce : tirs contre la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne à Athènes


L'attentat a eu lieu à 3 h 30 locales (2 h 30, heure de Paris) et les services de la police antiterroriste ont été aussitôt dépêchés sur les lieux pour mener l'enquête. Selon les premières informations, une vingtaine de douilles ont été découvertes dans la cour de la résidence, et les auteurs auraient pris la fuite en moto. L'arme utilisée serait une Kalachnikov. Aucune organisation n'a pour le moment revendiqué cet attentat.


Le premier ministre grec Antonis Samaras et le ministre de l'ordre public, Nicos Dendias, se sont entretenus au téléphone avec l'ambassadeur d'Allemagne sur cet incident. Des attentats contre des cibles diplomatiques, banques ou compagnies étrangères sont fréquents en Grèce, la police les imputant à la mouvance d'extrême gauche ou anarchiste. Dans la plupart des cas, ces attentats ne provoquent que des dégâts matériels.


L'ALLEMAGNE, JUGÉE RESPONSABLE DE LA RIGUEUR


Depuis l'éclosion de la crise de la dette en Grèce en 2010 et l'adoption des mesures d'austérité draconiennes dictées par les créanciers du pays, UE et FMI, l'Allemagne est considérée par l'opinion publique grecque comme principal responsable de l'imposition des politiques de rigueur.


La résidence de l'ambassadeur d'Allemagne à Halandri, à environ 7 km du centre d'Athènes, avait été la cible d'un attentat à la roquette en mai 2000, revendiqué alors par le groupe extrémiste grec 17-Novembre. Cet attentat n'avait pas fait de victimes. Le groupe 17-Novembre, un des plus meurtriers du pays, démantelé au début des années 2000, a provoqué de nombreux attentats contre des personnalités étrangères et grecques. Ces attentats ont fait une vingtaine de morts entre les années 70 et 2000.







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Top 14 : une victoire poussive des Clermontois face à Oyonnax


Le Clermontois Noa Nakaitaci s'est offert un essai en solitaire de 70 m lors du match contre Oyonnax.


Battus à l'aller, les Clermontois avaient à coeur de finir l'année en beauté en alignant un huit de devant quasi type, à l'exception de Julien Bonnaire, laissé au repos.


Le début de rencontre a ainsi tourné rapidement en faveur des Clermontois qui n'ont pas tardé à allumer les premières mèches. Noa Nakaitaci s'est offert un essai en solitaire de 70 m avant de remettre cela huit minutes plus tard et de parfaitement servir Fritz Lee pour inscrire le deuxième essai de la partie.


OYONNAX À LA 12E PLACE


Dominateurs devant, les Clermontois semblaient pouvoir dérouler leur partition mais c'était sans compter sur la solidarité oyonnaxienne dans les rucks. Appliqués et inspirés offensivement, les hommes de Christophe Urios ont profité des largesses de la défense clermontoise pour inscrire un premier essai par l'intermédiaire d'Aguillon avant de clôturer la marque et de définitivement priver l'ASM d'un bonus offensif.


Oyonnax, qui n'a toujours pas ramené le moindre point loin de ses bases et pointe à la 12e place, aura toutefois de quoi trouver des motifs de satisfaction avant de recevoir le Racing-Métro la semaine prochaine.







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Championnat anglais : Chelsea victorieux face à Liverpool


Samuel Eto'o a marqué son troisième but de la saison dimanche 29 décembre lors de la 19ème journée du championnat d'Angleterre.


Battus jeudi par Manchester City puis dimanche par les Londoniens, les joueurs de Brendan Rodgers ont probablement perdu plus que six points et quatre places alors qu'ils dominaient le championnat au soir de Noël.


Désormais cinquièmes à six points du leader, Liverpool rentre surtout dans le rang. Et c'est d'autant plus rageant que, comme à l'Etihad, l'équipe a mené après l'ouverture du score rapide de Skrtel.


TOUJOURS DEUX POINTS DE RETARD SUR ARSENAL


Mais elle s'est aussi alors peu à peu délitée face à une équipe de Chelsea qui avait rarement été aussi soudée et a rapidement repris le contrôle des opérations après l'égalisation d'Hazard, puis le 3e but de la saison d'Eto'o alors que l'excellent Oscar est impliqué sur les deux buts londoniens.


Essoufflé après ses 19 buts en 14 matches, Suarez n'a pas eu grand chose à se mettre sous la dent mais il aurait néanmoins pu obtenir deux penalties après des contacts rugueux avec Terry et Eto'o. Après avoir pris l'avantage, Chelsea a retrouvé ses réflexes naturels et a avant tout cherché à conserver son maigre acquis.


L'équipe de Mourinho garde donc ses deux points de retard sur Arsenal, mais elle a maintenant un petit matelas de trois points d'avance sur le 4e, Everton.







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Nouvel An interdit en Arabie saoudite


Dans une boutique de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite. La police religieuse a annoncé qu'elle veillerait à ce que l'interdiction de fêter le Nouvel An soit respectée.


Les membres de la police religieuse, qui sont connus pour leurs abus, se sont particulièrement adressés aux fleuristes et aux vendeurs de cadeaux, leur demandant de ne pas vendre de roses rouges, d'ours en peluche ou tout autre cadeau qui pourrait être lié à cette occasion.


L'interdiction des célébrations est liée au fait que le royaume ultraconservateur, qui applique une version rigoriste de l'islam, suit le calendrier musulman de l'hégire, qui diffère du calendrier grégorien.







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L'armée israélienne riposte à des tirs de roquette dans le sud du Liban


L'armée libanaise en position dans la campagne environnant Saïda, dans le sud du Liban, le 19 décembre 2013.


Un porte-parole militaire israélien a déclaré que les tirs d'artillerie avaient visé l'endroit d'où avaient été lancées les roquettes. La sécurité libanaise a indiqué qu'Israël a tiré 20 obus vers une zone frontalière dans le sud du Liban. Les projectiles sont tombés dans des zones inhabitées.


Une brusque montée de tension s'est produite récemment à la frontière israélo-libanaise à la suite de la mort d'un soldat israélien tué le 16 décembre par un militaire libanais à la frontière. L'armée israélienne avait ensuite répliqué de manière limitée. Des représentants de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) avaient alors rencontré des responsables des deux pays pour rétablir le calme.


Il s'agissait de l'accrochage frontalier le plus meurtrier depuis août 2010, quand un soldat israélien, deux soldats et un journaliste libanais avaient été tués. La situation à la frontière israélo-libanaise est généralement calme depuis que l'armée israélienne et le Hezbollah se sont affrontés très durement à l'été 2006. Plus de 1 200 Libanais avaient été tués, en majorité des civils, ainsi que 160 Israéliens, des militaires pour la plupart.







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L'Inde commémore la mort d'une étudiante violée


A New Delhi, un rassemblement aux chandelles était prévu dimanche soir à Jantar Mantar, en centre-ville, où un mémorial informel a été élevé en l'honneur de l'étudiante, morte à 23 ans, le 29 décembre 2012. La famille de la victime se rendra à une cérémonie religieuse dans le village de leurs ancêtres, dans l'Uttar Pradesh, loin de l'attention médiatique dont elle est l'objet depuis un an, a indiqué le frère de la jeune femme, dont le nom ne peut pas être révélé par la presse selon la loi indienne. La famille suivra le rite hindou, avec des prières et des offrandes aux ancêtres, pour qu'ils apportent la paix aux défunts.


Après une soirée au cinéma, l'étudiante en kinésithérapie et un compagnon étaient montés dans un bus qu'ils pensaient en service, à New Delhi. Six hommes présents dans le véhicule, qu'ils avaient emprunté pour se balader dans la ville, avaient violemment battu le jeune homme et sauvagement violé sa compagne, avant d'éjecter le couple, en sang, sur un trottoir. Elle était morte treize jours après cette attaque, malgré un transfert et des soins prodigués dans un grand hôpital de Singapour.


Lire : A New Delhi, le viol de trop


AUGMENTATION DU NOMBRE DE VIOLS ENREGISTRÉS


Les six hommes avaient été arrêtés : un est mort en prison – un suicide selon les autorités –, quatre autres ont été condamnés à mort et le 6e, mineur au moment des faits, à de la prison.


Ce crime, commis en pleine ville et impliquant une jeune femme de la classe moyenne, en pleine émergence en Inde, avait déclenché des manifestations de masse dans le pays et soulevé un débat sur la façon dont sont traitées les femmes. Lors des manifestations géantes, les protestataires, femmes et hommes, avaient crié leur colère à propos des violences infligées aux Indiennes, mais aussi du manque d'ardeur de la police et de la justice à poursuivre les assaillants.


Le nombre de viols enregistré en 2013 devrait être supérieur à celui de 2012 en Inde, ce qui pour de nombreux défenseurs des droits de la femme est un indicateur positif d'une évolution des comportements, les femmes n'hésitant plus à porter plainte. Les associations de défense des droits de l'Homme, dont Amnesty International, soulignent cependant que cette prise de conscience reste confinée aux villes. Les campagnes réservent toujours un sort peu enviable aux Indiennes. Le Parlement indien a voté en 2013 une loi aggravant les peines pour les auteurs de violences sexuelles, mais les tribunaux du pays souffrent toujours d'une lenteur peu compatible avec le rendu de la justice.







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Avant les JO 2014, réveillon studieux pour les sauteurs à ski


Adam Loomis lors de la Tournée des quatre tremplins.


« Dans notre saison, le principal événement reste quand même les JO, car ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans », confirme le sauteur Vincent Descombes Sevoie, bientôt 30 ans, 44e au classement mondial et meilleur français, d'un pragmatisme implacable. Il s'agit de l'un des deux seuls Français en lice dans la Tournée des quatre tremplins, l'un des rendez-vous les plus prisés de l'année. Une sorte de mini-Coupe du monde inscrite, plus largement, parmi les 28 épreuves de la Coupe du monde de saut à ski masculine.


A un mois et demi des Jeux de Sotchi, le jeune Autrichien Gregor Schlierenzauer, double tenant en titre de la Tournée des quatre tremplins, pourrait déjà entrer dans l'histoire. En obtenant un troisième sacre consécutif, à la veille de son 24e anniversaire, il égalerait le triplé du Norvégien Björn Wirkola (1967-1969). Et se rapprocherait ainsi du record détenu par le Finlandais Janne Ahonen, qui a carrément remporté à cinq reprises la « Vierschanzentournee » entre 1999 et 2008, mais de manière discontinue.


L'AUTRICHE EN POSITION DE FORCE


Le triomphe de Schlierenzauer conforterait par ailleurs la mainmise sans précédent de l'Autriche, pays de passionnés de saut à ski qui règne en maître sur la Tournée des quatre tremplins depuis 2009. Mais attention, car ce coup-ci, plusieurs oiseaux de mauvais augure pourraient gâcher la fête. A commencer par le Polonais Kamil Stoch, qui mène le classement actuel de la Coupe du monde de saut à ski devant Schlierenzauer, et le Norvégien Anders Bardal. Voire le Suisse Simon Ammann, prodigieux médaillé d'or aux JO 2002 et 2010, et aujourd'hui plus en difficulté.


« Dans une compétition aussi spéciale que la Tournée des quatre tremplins, tous les favoris veulent se distinguer, mais il y a parfois des sauteurs qui sortent presque de nulle part et qui veulent titiller les meilleurs », prévient – en guise d'avertissement ? – le jeune Français Ronan Lamy Chappuis. A 20 ans, le cousin du champion olympique 2010 en combiné nordique découvre pour la première fois cette valse à quatre temps, d'abord organisée sur les tremplins allemands d'Oberstdorf et Garmisch-Partenkirchen, puis en Autriche, à Innsbruck et Bischofshofen.


Parmi les outsiders possibles, le Japonais Takanobu Okabe, champion du monde individuel au petit tremplin (1995) et champion olympique en grand tremplin par équipes (1998), ne sort pas exactement de nulle part. Il n'empêche : un succès de sa part, cette semaine, en décontenancerait plus d'un. Il effectuera à 43 ans son retour en Coupe du monde de saut à skis à l'occasion de la Tournée des quatre tremplins. Sa précédente participation à une épreuve du circuit mondial date déjà d'il y a trois ans.


UN RÉVEILLON AU CALME


Agé de 35 ans, Martin Schmitt a tout l'air d'un junior par rapport au quadragénaire asiatique. L'Allemand espère, quant à lui finir, en beauté sa carrière devant un public en manque cruel de victoires à fêter. Voilà maintenant onze ans que l'Allemagne, co-organisatrice de la Tournée avec l'Autriche, attend la victoire de l'un de ses hommes.


Sympathique source de motivation, donc, pour le vétéran allemand. Au moins autant que les 257 820 euros de dotation promis aux concurrents de l'édition 2013-2014, somme qui n'a jamais été aussi élevée.


Quitte à perturber le sommeil des deux Français en lice ? A priori, ils s'en passeraient bien. Pour optimiser leurs chances de participer aux JO, qui dépendront de leurs résultats lors des diverses étapes de Coupe du monde, ils ont intérêt à éviter les nuits blanches. Et ce, même le 31 décembre. Comme d'habitude, le soir de la Saint-Sylvestre entrecoupera en effet les qualifications et le concours de Garmisch-Partenkirchen.


Vincent Descombes Sevoie, qui déjà participé aux JO de Vancouver, s'y voit déjà : « Le 31, moi qui ne suis pas un très gros fêtard, je n'aurai pas trop de mal à me coucher tôt. Je veillerai peut-être jusqu'à 00h05 avec Ronan, avec une petite coupe de champagne, pour voir si 2014 débute bien. Ma femme est restée dans le Doubs avec ses parents et notre enfant de 15 mois. Mes parents, eux, passeront le Nouvel An chez eux, en Haute-Savoie. Ils tiennent une entreprise de plomberie, et comme il y a toujours du travail pendant les fêtes… » A chacun ses impératifs.







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Avant les JO 2014, réveillon studieux pour les sauteurs à ski


Adam Loomis lors de la Tournée des quatre tremplins.


« Dans notre saison, le principal événement reste quand même les JO, car ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans », confirme le sauteur Vincent Descombes Sevoie, bientôt 30 ans, 44e au classement mondial et meilleur français, d'un pragmatisme implacable. Il s'agit de l'un des deux seuls Français en lice dans la Tournée des quatre tremplins, l'un des rendez-vous les plus prisés de l'année. Une sorte de mini-Coupe du monde inscrite, plus largement, parmi les 28 épreuves de la Coupe du monde de saut à ski masculine.


A un mois et demi des Jeux de Sotchi, le jeune Autrichien Gregor Schlierenzauer, double tenant en titre de la Tournée des quatre tremplins, pourrait déjà entrer dans l'histoire. En obtenant un troisième sacre consécutif, à la veille de son 24e anniversaire, il égalerait le triplé du Norvégien Björn Wirkola (1967-1969). Et se rapprocherait ainsi du record détenu par le Finlandais Janne Ahonen, qui a carrément remporté à cinq reprises la « Vierschanzentournee » entre 1999 et 2008, mais de manière discontinue.


L'AUTRICHE EN POSITION DE FORCE


Le triomphe de Schlierenzauer conforterait par ailleurs la mainmise sans précédent de l'Autriche, pays de passionnés de saut à ski qui règne en maître sur la Tournée des quatre tremplins depuis 2009. Mais attention, car ce coup-ci, plusieurs oiseaux de mauvais augure pourraient gâcher la fête. A commencer par le Polonais Kamil Stoch, qui mène le classement actuel de la Coupe du monde de saut à ski devant Schlierenzauer, et le Norvégien Anders Bardal. Voire le Suisse Simon Ammann, prodigieux médaillé d'or aux JO 2002 et 2010, et aujourd'hui plus en difficulté.


« Dans une compétition aussi spéciale que la Tournée des quatre tremplins, tous les favoris veulent se distinguer, mais il y a parfois des sauteurs qui sortent presque de nulle part et qui veulent titiller les meilleurs », prévient – en guise d'avertissement ? – le jeune Français Ronan Lamy Chappuis. A 20 ans, le cousin du champion olympique 2010 en combiné nordique découvre pour la première fois cette valse à quatre temps, d'abord organisée sur les tremplins allemands d'Oberstdorf et Garmisch-Partenkirchen, puis en Autriche, à Innsbruck et Bischofshofen.


Parmi les outsiders possibles, le Japonais Takanobu Okabe, champion du monde individuel au petit tremplin (1995) et champion olympique en grand tremplin par équipes (1998), ne sort pas exactement de nulle part. Il n'empêche : un succès de sa part, cette semaine, en décontenancerait plus d'un. Il effectuera à 43 ans son retour en Coupe du monde de saut à skis à l'occasion de la Tournée des quatre tremplins. Sa précédente participation à une épreuve du circuit mondial date déjà d'il y a trois ans.


UN RÉVEILLON AU CALME


Agé de 35 ans, Martin Schmitt a tout l'air d'un junior par rapport au quadragénaire asiatique. L'Allemand espère, quant à lui finir, en beauté sa carrière devant un public en manque cruel de victoires à fêter. Voilà maintenant onze ans que l'Allemagne, co-organisatrice de la Tournée avec l'Autriche, attend la victoire de l'un de ses hommes.


Sympathique source de motivation, donc, pour le vétéran allemand. Au moins autant que les 257 820 euros de dotation promis aux concurrents de l'édition 2013-2014, somme qui n'a jamais été aussi élevée.


Quitte à perturber le sommeil des deux Français en lice ? A priori, ils s'en passeraient bien. Pour optimiser leurs chances de participer aux JO, qui dépendront de leurs résultats lors des diverses étapes de Coupe du monde, ils ont intérêt à éviter les nuits blanches. Et ce, même le 31 décembre. Comme d'habitude, le soir de la Saint-Sylvestre entrecoupera en effet les qualifications et le concours de Garmisch-Partenkirchen.


Vincent Descombes Sevoie, qui déjà participé aux JO de Vancouver, s'y voit déjà : « Le 31, moi qui ne suis pas un très gros fêtard, je n'aurai pas trop de mal à me coucher tôt. Je veillerai peut-être jusqu'à 00h05 avec Ronan, avec une petite coupe de champagne, pour voir si 2014 débute bien. Ma femme est restée dans le Doubs avec ses parents et notre enfant de 15 mois. Mes parents, eux, passeront le Nouvel An chez eux, en Haute-Savoie. Ils tiennent une entreprise de plomberie, et comme il y a toujours du travail pendant les fêtes… » A chacun ses impératifs.







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Le jour où Attilio Maggiulli s'est sabordé contre les grilles de l'Elysée

Le Monde | 28.12.2013 à 09h43 • Mis à jour le 28.12.2013 à 13h41 | Par



Attilio Maggiuli, en mai 2013, dans son théâtre parisien de la Comédie italienne, situé rue de la Gaîté, dans le 14e arrondissement.


Aussitôt arrêté, il a été conduit à l'hôpital Georges-Pompidou pour soigner ses cervicales et son genou, mis à mal par le choc, puis, dans un premier temps, il a été placé en garde à vue pour « dégradation d'un bien d'utilité publique », « mise en danger de la vie d'autrui » et « violences volontaires avec arme à l'encontre d'une personne dépositaire de l'autorité publique » – l'arme étant la voiture –, selon les sources policières.


ADMIS À L'INFIRMERIE PSYCHIATRIQUE DE LA PRÉFECTURE DE POLICE DE PARIS


Cette garde à vue a été levée dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 décembre, pour permettre qu'Attilio Maggiulli, 67 ans, soit admis à l'infirmerie psychiatrique de la Préfecture de police de Paris, où il doit être soumis à des examens approfondis. Selon les résultats, il sera soumis à un traitement psychiatrique ou retournera en garde à vue pour répondre de ses actes.


Précisons que, toujours selon les sources policières, Attilio Maggiulli avait l'intention de mettre le feu à sa voiture dans laquelle il avait répandu un liquide inflammable, jeudi 26, et que, la veille, il avait été interpellé à côté de l'Elysée après avoir brandi « un mannequin d'Arlequin auquel il avait mis le feu avec du white-spirit » et répandu des tracts. Il avait été relâché, le parquet n'ayant retenu aucune charge contre lui.


Triste histoire. Comment un homme peut-il en venir à de tels actes, qui sont à la fois voués à l'échec et pas anodins, parce qu'ils peuvent lui coûter cher ? La réponse est sans doute à trouver au 17-19, rue de la Gaîté, dans le 14e arrondissement de Paris. C'est là que se trouve la Comédie italienne, une jolie petite salle de 100 places, dont Attilio Maggiulli est le directeur et le fondateur. Cet Italien, né en 1946 à Corato, dans la province de Bari, s'est formé auprès de Giorgio Strehler, dont il a été l'assistant au Piccolo Teatro de Milan.


AUPRÈS D'ARIANE MNOUCHKINE, AU THÉÂTRE DU SOLEIL


Puis il est venu à Paris, où il a poursuivi sa formation à l'école de Jacques Lecocq, et auprès d'Ariane Mnouchkine, au Théâtre du Soleil. Passionné par la commedia dell'arte, ce grand art populaire italien qui repose sur l'improvisation et, souvent, le jeu masqué, Attilio Maggiulli a décidé, en 1974, d'ouvrir un théâtre qui lui serait consacré. D'abord installé dans l'actuel Guichet Montparnasse, 15, rue du Maine, dans le 14e arrondissement, et appelé Il Teatrino, il est devenu la Comédie italienne quand il est passé rue de la Gaîté, en 1980.


Dans ces années-là, les aventures à la marge pouvaient trouver leur place. La Comédie italienne a ainsi pu vivre sa vie, sans toutefois jamais atteindre la notoriété dont rêvait son directeur. Les ennuis ont commencé dans les années 1990. Quand son théâtre a perdu son statut d'association et a été déclaré « entreprise commerciale », ce qui a généré un lourd tribut d'impôts, Attilio Maggiulli a fait une grève de la faim. C'était en 1999, Catherine Trautmann, alors ministre de la culture et de la communication, a donné un coup de pouce à la Comédie italienne, qui a été soutenue par l'Etat jusqu'en 2008.


Puis les avis « défavorable », voire « très défavorable » aux différentes demandes d'Attilio Maggiulli ont annulé tout espoir de subvention de l'Etat. Cette année, la Comédie italienne a touché 15 000 euros de la Mairie de Paris, contre 30 000 euros en 2009.


VIOLENTE AGRESSION PHYSIQUE ET LE SOUTIEN DE LA PROFESSION


L'étau s'est resserré et, aujourd'hui, « la cocotte-minute explose », selon Claudine Simon, l'assistante d'Attilio Maggiulli depuis vingt ans. « Il n'y a quasiment plus d'argent public, et on sent l'effet de la crise. Même si le prix d'une place, 30 euros, n'a pas augmenté depuis 2000, les gens achètent de plus en plus leurs places sur les sites qui proposent des prix réduits. »


« Nous sommes dix dans l'équipe, et aucun n'est permament, poursuit-elle. Nous sommes tous intermittents, et nous nous partageons le travail. Une partie des comédiens joue pour les spectacles du soir, l'autre pour les pièces jeune public. Nous faisons tout avec les moyens du bord. » Pourtant, Claudine Simon ne se plaint pas. Elle croit à la Comédie italienne et à ses combats, comme celui de 2003.


Cette année-là, Attilio Maggiulli a écrit une pièce, George W. Bush ou le triste cow-boy de Dieu, dont la charge, directe et assumée, lui a valu une violente agression physique et le soutien de la profession, qui reconnaît en Attilio Maggiulli « un corsaire, un pirate, un sympathique bandit de grand chemin », comme l'écrit Siro Ferrone, professeur d'histoire du théâtre à l'université de Florence.


ATTILIO MAGGIULLI ATTEND D'ÊTRE FIXÉ SUR SON SORT


Mercredi 25 décembre, pendant la représentation de Noblesse et bourgeoisie, de Goldoni, le « corsaire », qui tient le rôle de l'Italien à la mandoline dans le film de Patrice Leconte Les bronzés font du ski (1979), a disparu du théâtre, laissant sa femme, la comédienne Hélène Lestrade, sans nouvelles et son entourage inquiet. « Il avait laissé au théâtre des lettres qui pouvaient être lues comme testamentaires. On a été rassurés quand on a appris qu'il était au commissariat, avoue Claudine Simon. Je ne m'attendais pas à de tels actes de sa part, mais je voyais bien que la pression montait. »


Dès le 26 décembre, le ministère de la culture avait fait savoir qu'un conseiller était prêt à recevoir Attilio Maggiulli, « pas à cause de ses actes, mais pour lui rappeler quelques règles élémentaires et lui prodiguer des conseils sur les démarches qu'il peut entreprendre pour son théâtre ». Lequel théâtre continue de jouer, pendant qu'Attilio Maggiulli attend d'être fixé sur son sort.







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De la délivrance à la conférence : les images de la semaine du 23 au 27 décembre


Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, membres du groupe russe Pussy Riot, à l’aéroport de Krasnoyarsk, le 24 décembre, au lendemain de leur libération.







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Pro A de basket : suspensions fermes pour six joueurs impliqués dans une rixe


Une altercation opposant le Parisien Daniel Ewing au Nordiste Yannick Bokolo a fait annuler la rencontre de Pro A entre Paris-Levallois et Gravelines.


Jawad Williams du Paris-Levallois a écopé de la plus lourde sanction, exclu des parquets jusqu'au 30 mars. Les autres joueurs punis de matches ferme sont, côté Paris-Levallois Daniel Ewing (6 matches), et côté Gravelines Cyril Akpomedah (6), Yannick Bokolo (2), Yakhouba Diawara et John Holland (1). Des peines lourdes mais qui auraient pu aller jusqu'à une exclusion durant toute la saison.


La rencontre avait été arrêtée à 7,9 secondes de la fin et son résultat - le Paris-Levallois menait 86 à 78 avant l'échauffourée - n'avait pas été homologué. La situation avait dégénéré à la suite d'une altercation opposant le Parisien Daniel Ewing au Nordiste Yannick Bokolo. Plusieurs joueurs s'étaient échangés des coups et Jawad Williams, notamment, avait enserré John Holland, un joueur de Gravelines, par le cou pendant une dizaine de secondes.







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Les Jeux de Sotchi, y aller pour s’exprimer


Plusieurs chefs d'Etat n'iront pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi.


Elle l'est, malheureusement. Joachim Gauck, le président allemand, a fait savoir qu'il ne se rendrait pas en Russie. L'administration américaine a annoncé que Barack Obama ne ferait pas non plus le voyage. Puis Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères français, a avancé, lors du Grand Rendez-vous d'Europe 1-iTélé-Le Monde, que ni lui ni François Hollande ne seraient présents en Russie, précisant qu'il n'était pas « prévu que les plus grandes autorités françaises s'y rendent. »


Aucun chef d'Etat n'a prononcé le mot de boycott. Mais beaucoup l'ont fait à leur place. Par le passé, les Jeux olympiques ont connu leur lot de boycotts. Ils s'en sont relevés. Les dirigeants politiques aussi, souvent plus prestement. Les athlètes, eux, y ont laissé une part de leurs rêves et de leurs idéaux. Annoncés comme les premiers acteurs, ils en ont été les principales victimes. Ne pas se rendre aux Jeux de Sotchi ne revient pas seulement, pour ces chefs d'Etat ou de gouvernement, à ignorer un événement de portée universelle.


CAISSE DE RÉSONANCE


En leur tournant le dos, ils oublient un fait majeur de nos sociétés : le sport est devenu un formidable outil diplomatique. En tant que président de l'organisation Peace and Sport et de l'association mondiale des Olympiens, j'ai acquis la conviction que les grands événements sportifs internationaux peuvent aujourd'hui servir de plateforme pour transmettre des messages, favoriser le dialogue et même, parfois, faire avancer les idées de progrès et d'ouverture.


Lire : Boycotter ou pas les JO de Sotchi, le dilemme des Occidentaux


Dans la classe politique, certains évoquent les droits de l'homme et les lois russes sur l'homosexualité. D'autres suggèrent, pour justifier de ne pas aller aux Jeux, les manquements à la liberté d'expression. Nous pensons, au contraire, que pour promouvoir les sujets et causes qui leur sont chers, les chefs d'Etat et de gouvernement gagneraient à adopter une position d'ouverture et de dialogue. Pourquoi ne pas venir en Russie, en février, avec la volonté affirmée d'évoquer ces questions avec le gouvernement russe ? Pourquoi ne pas profiter de la formidable caisse de résonance de la quinzaine olympique pour aborder clairement le sujet ? Aller aux Jeux de Sotchi constituerait en effet une opportunité unique d'exposer, au grand jour, les valeurs de tolérance, d'intégration et d'humanisme.


L'ÉCHO D'UNE VICTIME DU BOYCOTT DES JEUX DE 1980


Contrairement aux idées reçues, les Russes ne sont pas fermés au dialogue et à l'échange d'idées. A Peace and Sport, nous l'avons vérifié en organisant à Sotchi, en novembre 2012, notre 7e Forum international, le premier en terre étrangère. Parmi les thèmes de discussion, une table ronde y a été consacrée aux Jeux olympiques et à leur impact comme outil de dialogue diplomatique.


Lire : Des militants gays russes réclament au président du CIO une enquête à Sotchi


Anita De Frantz, aujourd'hui membre de la commission exécutive du CIO, victime du boycott des Jeux de Moscou en 1980, époque où elle appartenait à l'équipe américaine d'aviron, y a pris la parole. Elle a raconté son expérience personnelle, ses blessures, ses regrets. Surtout, elle a exprimé son point de vue au cœur même de la ville olympique et abordé, sans langue de bois, la question du boycott. Les autorités russes l'ont écoutée. Je veux croire, pour en avoir été témoin, que ses paroles ont eu un impact beaucoup plus fort que le silence, même très audible, qui accompagne les absents.


LA DIPLOMATIE PAR LE SPORT


Beaucoup l'ont oublié, mais les deux derniers présidents français ayant choisi d'assister à une cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver l'ont fait à domicile, à Grenoble en 1968 pour le général de Gaulle, à Albertville en 1992 pour François Mitterrand. Les autres n'ont pas fait le voyage. Qui s'en souvient ? Aujourd'hui, l'absence annoncée de François Hollande à Sotchi divise la classe politique et alimente le débat.


On pourrait le regretter, mais je préfère m'en réjouir. Cette polémique illustre le rôle grandissant que le sport joue désormais, et jouera toujours plus, dans les relations internationales. Elle démontre sa force et son impact sur l'échiquier diplomatique. Pas moins de 122 chefs d'Etat ou de gouvernement ont assisté, en 2008, à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin. Certes, les Jeux d'été possèdent aujourd'hui un impact planétaire largement supérieur à ceux d'hiver, mais cette présence des plus grandes autorités mondiales, malgré l'intense débat politico-médiatique qui avait précédé l'événement, reste l'une des illustrations de son succès diplomatique. Combien seront-ils le 7 février à Sotchi ? Une chose est sûre : les absents auront tort.


Joël Bouzou est président fondateur de l'organisation Peace and Sport et président de l'association mondiale des Olympiens







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