L'attentat a eu lieu à 3 h 30 locales (2 h 30, heure de Paris) et les services de la police antiterroriste ont été aussitôt dépêchés sur les lieux pour mener l'enquête. Selon les premières informations, une vingtaine de douilles ont été découvertes dans la cour de la résidence, et les auteurs auraient pris la fuite en moto. L'arme utilisée serait une Kalachnikov. Aucune organisation n'a pour le moment revendiqué cet attentat.
Le premier ministre grec Antonis Samaras et le ministre de l'ordre public, Nicos Dendias, se sont entretenus au téléphone avec l'ambassadeur d'Allemagne sur cet incident. Des attentats contre des cibles diplomatiques, banques ou compagnies étrangères sont fréquents en Grèce, la police les imputant à la mouvance d'extrême gauche ou anarchiste. Dans la plupart des cas, ces attentats ne provoquent que des dégâts matériels.
L'ALLEMAGNE, JUGÉE RESPONSABLE DE LA RIGUEUR
Depuis l'éclosion de la crise de la dette en Grèce en 2010 et l'adoption des mesures d'austérité draconiennes dictées par les créanciers du pays, UE et FMI, l'Allemagne est considérée par l'opinion publique grecque comme principal responsable de l'imposition des politiques de rigueur.
La résidence de l'ambassadeur d'Allemagne à Halandri, à environ 7 km du centre d'Athènes, avait été la cible d'un attentat à la roquette en mai 2000, revendiqué alors par le groupe extrémiste grec 17-Novembre. Cet attentat n'avait pas fait de victimes. Le groupe 17-Novembre, un des plus meurtriers du pays, démantelé au début des années 2000, a provoqué de nombreux attentats contre des personnalités étrangères et grecques. Ces attentats ont fait une vingtaine de morts entre les années 70 et 2000.
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