Ligue des champions : le PSG veut éviter les Anglais en huitièmes


Edinson Cavani, le "goleador" parisien ici le 10 décembre face au Benfica, saura lundi contre qui il jouera les huitièmes de finale de la Ligue des champions.


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Le PSG fait partie des formations qui ont terminé en tête de leur poule avec Manchester United, le Real Madrid, le Bayern Munich, Chelsea, Dortmund, l'Atletico Madrid et le FC Barcelone. Dans tous les cas, les Parisiens affronteront les deuxièmes avec l'avantage de recevoir au retour (matchs allers les 18-19 et 25-26 février, retours les 11-12 et 18-19 mars), sachant que deux clubs issus d'une même nation ou d'un même groupe ne peuvent se rencontrer. Pas d'Olympiakos pour Paris, donc. Parmi les possibles adversaires : Leverkusen, Galatasaray, l'Olympiakos, Manchester City, Schalke 04, Arsenal, le Zenit Saint-Pétersbourg et l'AC Milan.


La répartition des deux chapeaux retranscrit assez fidèlement la hiérarchie des standings. Mais il y aura deux chocs avec les confrontations concernant Manchester City et Arsenal, relégués dans le chapeau 2 car dépassés dans leurs groupes par les deux finalistes allemands de la dernière édition, le Bayern Munich et Dortmund.


DEUX CLUBS DANS LE VENT


Autant éviter de se mesurer aux Anglais dès le top 16, même si le PSG a les arguments pour s'inviter dans la cour des très grands, au regard de sa progression dans le jeu, due au rétablissement de son métronome Thiago Motta et à l'arrivée de Cavani, venu former avec Ibrahimovic le duo statistiquement le plus efficace d'Europe (26 buts, un de plus que le duo Ronaldo-Benzema).


Les Citizens ont fait exploser les Gunners, samedi (6-3), pourtant leaders de la Premier League. Leur secteur offensif ? Que du lourd ou presque : Yaya Touré, Fernandinho, Nasri, Silva, Navas, Agüero, Negredo, Dzeko. L'arrière-garde de Manuel Pellegrini paraît moins relevée. En tout cas, rien à voir avec le City qui avait reçu le PSG en C3 en 2008-2009 (0-0) ! Arsenal, leader de Premier League, n'a pas la même force de frappe mais dispose d'un collectif patiemment huilé par Arsène Wenger et d'un entrejeu très technique autour de Ramsey et Özil.


DES ALLEMANDS À AUSSI ÉVITER


Parmi les autres adversaires possibles, mieux vaut éviter aussi les Kaka, Robinho et Balotelli de l'AC Milan, quoique au lustre terni. Il y a aussi deux clubs allemands. Attention à Leverkusen, qui chasse le Bayern en championnat et possède avec Kiessling le meilleur buteur de la saison dernière en Bundesliga (25 buts). Schalke, éliminé en Coupe d'Allemagne et largué en championnat, pourra compter sur les expérimentés Boateng et Farfan ou le jeune prodige Draxler, mais moins sur Huntelaar, son buteur numéro un, indisponible jusqu'à fin février.


Ce serait cap à l'est avec Galatasaray et le Zenit Saint-Pétersbourg, avec un match aller bouillant en Turquie ou glacial en Russie. Le club stambouliote, qualifié au détriment de la Juventus, détient des atouts offensifs (Drogba, Burak Yilmaz, Sneijder) aussi sérieux que ses lacunes défensives (14 buts encaissés en C1). Le Zenit de Luciano Spalletti, plus qu'un Arshavin vieillissant, misera sur ses attaquants Hulk, Danny et Kerzhakov. Le PSG a grandi en Europe, mais les épouvantails du premier chapeau demeurent le Bayern et les Espagnols du Barça, du Real et de l'Atletico Madrid.







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