Un « Shazam nazi » pour lutter contre la musique extrémiste en Allemagne



 Bob Jagendorf/CC-BY-SA 2.0.

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La musique n’adoucit pas toujours les mœurs. Chez les néonazis allemands, elle sert de propagande pour attirer de jeunes recrues dans leur filet.


L’Allemagne interdit dans sa Constitution la glorification du nazisme. Un délit qui concerne également les chansons néonazies. Elke Monssen-Engberding, qui dirige l’agence gouvernementale chargée de suivre de près la musique fasciste, assure que douze cent cinquante chansons étaient répertoriées sur la « liste interdite » en novembre.


Mais la tâche de cette brigade spéciale n’est pas si facile. Car, si certains « compositeurs » ont du mal à cacher leur affiliation au néonazisme, d’autres en font l’apologie entre les lignes, ce qui empêche les autorités d’agir.


Pour faciliter le travail des policiers allemands, les autorités envisagent sérieusement de développer une application mobile pour détecter en quelques secondes la musique néonazie, rapporte le Spiegel, un logiciel surnommé le “Shazam nazi”, en référence au service pour smartphone qui permet d’identifier une chanson en quelques secondes. D’après le quotidien allemand, les ministres de l’intérieur des seize Etats fédérés devraient prochainement se rencontrer pour discuter de cette nouvelle méthode.


Mais ce "Shazam nazi" pourrait ne jamais voir le jour. Les avocats doivent en effet déterminer si cette méthode relève de la surveillance audio. Car, comme le souligne The Daily Dot, « les Allemands n’aiment pas franchement être espionnés par leur propre gouvernement – un autre héritage de l’époque nazie ».


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