Ici, pas de cage grillagée ni de visage en sang. Au Judo club thouarsais (JCT), dans les Deux-Sèvres, les séances de « mixed martial arts » (MMA) ne ressemblent pas à l’image violente que véhicule ce sport de combat dont le ministère des sports interdit les compétitions. Aujourd’hui, à Thouars, le MMA est en plein boom. Il attire des enfants à partir de 8 ans, des cheminots, des médecins, des notaires ou des gardiens de la paix. Si bien que, dans les clubs où elle est enseignée, la discipline est perçue comme une nouvelle manne, un moyen de lutter contre la chute du nombre de licenciés dans les arts martiaux traditionnels tels que le judo ou le karaté. Cette popularité n’est pas du goût de la Fédération française de judo (FFJDA), qui menace de radiation les clubs proposant le MMA. Au Tapis ! s'est rendu au dojo du JCT, jeudi 13 mars. Reportage en images avant la publication d'une enquête dans le cahier "Sport & Forme" du Monde, vendredi 21 mars.
Exercices de déplacements et de coordination en guise d'échauffement. Le but est de toucher l'épaule adverse.
Yann Leroux, professeur de Mixed Martial Arts au JC Thouars, montre un enchainement jab-cross à ses élèves.
Le Mixed Martial Arts se caractérise par de nombreuses phases au sol. Yann Leroux décompose une situation d'immobilisation. Contrairement au judo, l'adversaire ne doit pas se mettre sur le ventre pour défendre.
Avant le salut, les enfants reçoivent leur nouveau passeport de la Commission française de Mixed Martial Arts (CFMMA).
Après les enfants, place aux adultes. Ils sont une quarantaine ce soir à enfiler les gants. Médecin, notaire, agent de la paix ou encore cheminots... toutes les catégories sociales se mélangent.
On passe aux phases debout. Les pratiquants doivent réaliser plusieurs enchaînements jab, cross, low kick, une combinaison de coups de poings terminés par un coup de pied bas.
La dernière demi-heure de cours est consacrée aux combats. Sur le mode "Tate" en judo (une seule personne travaille), les adhérents tournent par groupe de quatre et enchaînent plusieurs exercices.
Phase au sol. Les deux combattants vont chercher, dans l'idéal, une soumission par une clé ou un étranglement.
Il est 22 heures. Le cours a été très dur. Quand retentit le gong, les combattants se félicitent à coups de grandes accolades.
Reportage photos : Florent Bouteiller
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