Ce ralentissement traduit le manque de vigueur de la reprise au sein de la zone euro, officiellement sortie de récession au trimestre précédent. L'évolution du produit intérieur brut est notamment liée à la faiblesse de la consommation des ménages, qui a affiché une maigre croissance de 0,1 % après 0,2 % le trimestre précédent.
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Les investissements ont en revanche légèrement accéléré avec une croissance de 0,4 %, après 0,2 % le trimestre précédent. Enfin, les exportations ont fortement ralenti sur la période de juillet à septembre, avec une croissance de 0,2 % après + 2,1 %. Les importations ont de leur côté augmenté de 1 % dans la zone euro après + 1,6 %.
LETTONIE EN TÊTE
Parmi les Etats membres pour lesquels les données sont disponibles pour le troisième trimestre, la Lettonie – qui fera son entrée dans la zone euro en janvier prochain – a affiché le plus fort taux de croissance des 28 pays européens (+ 1,2 %). Des baisses ont été enregistrées à Chypre (– 0,8 %), ainsi qu'en France et en Italie (– 0,1 % chacun), respectivement deuxième et troisième économies de la zone euro.
A l'échelle de l'Union européenne, la croissance a ralenti à 0,2 %, après une progression de 0,4 % le trimestre précédent. Le Vieux Continent reste à la traîne par rapport aux Etats-Unis, qui ont enregistré une croissance de 0,7 % pendant l'été, après 0,6 % au printemps.
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